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Joshua-Usyk: un classique

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Photo AFP Oleksandr Usyk et Anthony Joshua ont livré un combat mémorable, samedi soir en Angleterre.

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Depuis un an, les amateurs de boxe n’ont pas eu grand-chose à se mettre sous la dent. Les combats majeurs ont été rares. Ne me parlez pas des cirques qui font la promotion des frères Paul. Ça ne compte pas.

Samedi, on a assisté à un combat comme on en voyait avant la pandémie. Deux boxeurs de grand talent en même temps dans un ring avec un stade rempli au bouchon. Le champion unifié des lourds Anthony Joshua affrontait l’Ukrainien Oleksandr Usyk. 

Après avoir remporté toutes les ceintures chez les lourds-légers, Usyk a fait le saut dans le monde des lourds en 2019. Ce n’est pas lui qui était dans les cartons pour le promoteur de Joshua, Eddie Hearn, parce qu’un méga combat contre Tyson Fury était signé. Toutefois, Deontay Wilder s’est interposé pour réclamer un troisième choc contre Fury. 

Joshua ne pouvait pas se défiler parce qu’Usyk était aspirant obligatoire à l’un de ses trois titres. Bref, tous les éléments étaient en place pour un grand combat. C’est ce que nous avons eu. 

Ce duel, qui a eu un rythme très élevé du premier au 12e round, sera candidat au combat de l’année. Un affrontement entre deux excellents techniciens. 

Usyk a démarré le choc sur les chapeaux de roue en remportant les trois premiers rounds. Puis, Joshua a remporté les trois suivants en apportant des ajustements. C’est la marque des grands champions. Toutefois, lors des rounds 6 à 12, Usyk s’est arrangé pour ne pas donner le choix aux juges. Il a ébranlé le Britannique au 7e et au 12e au point où l’on se demandait s’il allait l’arrêter avant la limite. 

Usyk l’a emporté par décision unanime. Il n’y a pas eu de vol au stade de Tottenham. Il méritait pleinement cette victoire. Il a livré sa meilleure performance en carrière. Point à la ligne. 

L’excellence d’Anber 

On a remarqué un visage connu dans le coin d’Usyk : le cutman Russ Anber. Il est abonné aux grands rendez-vous. Il a eu son mot à dire dans cette belle victoire de l’Ukrainien. Lors des derniers rounds, Usyk a été victime d’une vilaine coupure au-dessus de l’œil droit. Rien pour mettre fin au combat, mais le sang aurait pu l’empêcher de bien voir les attaques de Joshua. 

Russ a trouvé une façon pour qu’Usyk ne soit pas embêté par cette blessure. Il a réussi à la contenir pour permettre à son boxeur de finir le combat dans les meilleures conditions possible. Mission accomplie pour le Québécois. 

De plus, autre moment de fierté pour lui. Usyk et Joshua portaient des gants de sa compagnie Rival pour leur affrontement. Une visibilité mondiale. 

Quelle pandémie ?

En plus d’avoir droit à un excellent combat, le tout s’est déroulé devant un stade rempli au maximum de sa capacité. 70 000 personnes se sont entassées dans le domicile du club de soccer de Tottenham. 

C’était un copier-coller de ce qu’on voyait avant la pandémie. Ça faisait du bien de voir la clameur de la foule et les entrées spectaculaires des deux boxeurs. Au cours des dernières semaines, je n’ai pas vu une ligne sur la possibilité que la Santé publique de l’Angleterre puisse repousser ou annuler le combat en raison de la pandémie. 

Je n’ai pas remarqué s’il y avait des représentants de la Santé publique dans les gradins pour signaler les manquements au protocole sanitaire aux organisateurs durant la soirée. Et personne ne portait de masque. 

Quatrième vague ou pas, il est temps que les organisations professionnelles du Québec puissent ouvrir leurs amphithéâtres à leur pleine capacité. Surtout que nous sommes l’un des endroits dans le monde où la population est le plus vaccinée. 

Le sport au Québec a été mis sur le banc de touche pendant trop longtemps. Il est temps qu’on lui redonne un second souffle. 

 

2. Laval n’a pas oublié Felipe Alou

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Photo Pierre-Paul Poulin

Durant son passage comme gérant des Expos, Felipe Alou demeurait dans le quartier Saint-François, à Laval. Même s’il ne demeure plus à cet endroit depuis plusieurs années, il n’a pas été oublié. La semaine dernière, un des terrains du parc du Moulin a été rebaptisé en son honneur. Un beau geste de la part du Club de baseball Laval-Est. La dernière visite d’Alou au Québec remonte à 2019, quand il avait assisté à une cérémonie spéciale avant un match hors-concours des Blue Jays au Stade olympique. 

3. Les Alouettes ont du pain sur la planche

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Photo Agence QMI, Mario Beauregard

Les choses se compliquent pour les Alouettes. Vendredi à Toronto, ils ont subi une deuxième défaite en autant de semaines. Même s’ils ont dominé sur le plan des statistiques, les Montréalais ont commis trop d’erreurs pour gagner. Le rendement de Vernon Adams fils continue de soulever des interrogations. On va souhaiter que sa blessure aux côtes ne soit pas trop sérieuse. Ce n’est pas le début de saison souhaité par les dirigeants et les joueurs. Loin de là.

4. GSP a reçu l’honneur ultime

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Photo Martin Alarie

Georges St-Pierre a été intronisé au Temple de la renommée de l’UFC. Sa feuille de route ne faisait aucun doute et il a réussi à la bâtir malgré plusieurs démêlés avec le patron Dana White. Certes, il a amené son sport à un autre niveau, mais il a surtout montré qu’il pouvait tenir tête aux dirigeants de l’UFC sur des dossiers importants comme le dopage. On peut penser que sa statue à Saint-Isidore vient de prendre de la valeur. Il a tiré sa révérence au bon moment. Il est en bonne santé et son compte de banque est bien garni.  

 

5. EOTTM devra sortir les gros dollars

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Photo Agence QMI, Mario Beauregard

J’ai bien aimé les prestations de Christian MBilli et d’Arslanbek Makhmudov à Québec. Ils ont été dominants comme on s’y attendait. Ils sont prêts pour la prochaine étape. Le promoteur Camille Estephan et son bras droit Antonin Décarie en sont bien conscients. Pour passer au prochain niveau, ils ont besoin d’adversaires qui sont classés dans le top 20. Il faudra qu’Estephan soit prêt à sortir son chéquier. Si Erkan Teper lui a coûté 130 000 $ pour un petit round, la facture sera encore plus salée. C’est la réalité des poids lourds.