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L’adversaire de Rivas se désiste

Non vacciné contre la COVID-19, Bryant Jennings renonce au combat de championnat du monde à Montréal

SPO  - OSCAR RIVAS BOXEUR
Photo d’archives Le boxeur Oscar Rivas lors d’un entraînement au gymnase de son entraîneur Marc Ramsay, en décembre 2019.

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En raison de la pandémie, les promoteurs du Québec ont toutes les misères du monde à organiser des combats d’envergure. On peut en parler à Yvon Michel qui a vu l’adversaire d’Oscar Rivas se retirer de son duel prévu le 22 octobre. 

Samedi, Bryant Jennings a annoncé qu’il n’était pas vacciné et qu’il n’avait pas l’intention de l’être avant son combat contre Rivas. L’Américain pouvait tout de même monter sur le ring en respectant une quarantaine de 14 jours en arrivant au pays. Cependant, il a refusé cette condition. 

En avril dernier, Jennings avait signé son contrat pour son affrontement contre Rivas. Dans cette entente, il y a une clause qui stipule qu’il doit respecter les règles sanitaires en vigueur de Santé publique Canada. Celles-ci ont été assouplies dans les derniers mois pour les personnes vaccinées qui arrivent au pays. 

La situation a commencé à se compliquer mardi dernier. À ce moment, le promoteur Yvon Michel s’est informé du statut vaccinal de Jennings auprès de l’agent de celui-ci, Joshua Dobbin. 

Après un délai de quelques heures, l’homme d’affaires québécois a appris que Jennings ne l’était pas et qu’il ne souhaitait pas respecter les conditions liées à sa présence au Canada. Il évoque des motifs religieux pour ne pas recevoir une injection. 

« Pour éviter la quarantaine, Jennings était prêt à se faire tester cinq fois durant la quarantaine de 14 jours, a expliqué Yvon Michel au Journal. Toutefois, ça ne fonctionne pas avec les règles de Santé publique Canada. »

Plan B en marche

« Je ne comprends pas pourquoi il conteste un document qu’il a signé en avril dernier. À ce moment-là, on ne savait pas quelle direction la pandémie allait prendre. La campagne de vaccination massive n’était pas très avancée au Québec et au Canada. »

À travers les discussions, Dobbin a proposé à Michel de déplacer le duel aux États-Unis.

Le Québécois a refusé fermement, surtout que tous les billets pour son gala en sol montréalais sont déjà vendus. 

Il s’est mis à songer à un plan B pour éviter de se faire prendre de court. Mercredi dernier, il a rejoint l’entraîneur de Rivas, Marc Ramsay, qui était à Québec pour le gala d’Eye of the Tiger Management. 

Il lui a proposé trois noms de boxeurs qui sont classés dans la WBC comme des super-lourds-légers et, bien sûr, qui sont vaccinés. Le candidat choisi a déjà accepté la proposition de Michel. 

Toutefois, il reste un détail important : la sanction du WBC pour ce nouveau combat de championnat du monde. Michel doit discuter avec le président Mauricio Sulaiman dans les prochaines heures à ce sujet.

  • Pendant ce temps, Virginie Assaly a été promue au poste de vice-présidente chez Eye of the Tiger Management, lundi matin. Elle s’occupera du volet administration du groupe de promotion.