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Explosion à Beauceville: un travailleur obtient son congé de l’hôpital

Il a été blessé dans l’explosion survenue à Beauceville

Journaliste
Photo courtoisie, Sébastien Dubois Des fleurs ainsi que les collations habituelles des trois disparus ont été déposées sur une table à pique-nique près de l’usine Bois ouvré, lundi.

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Un des travailleurs blessés lors de l’explosion survenue dans une usine de Beauceville a obtenu son congé de l’hôpital et est revenu sur le lieu de la tragédie.

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L’homme, qui était hospitalisé depuis la déflagration du 20 septembre, s’est présenté à l’usine Bois ouvré vendredi dernier. 

Il a pu s’entretenir avec son patron, Nicholas Drouin, qui était sur place pour répondre aux questions des enquêteurs de la Sûreté du Québec.

« C’est un employé de longue date. J’étais content de le voir, il avait l’air en forme malgré les événements », rapporte le copropriétaire du groupe Matra, qui détient l’usine où s’est joué le drame, il y a de cela une semaine jour pour jour. 

Cinq autres employés de M. Drouin ont été conduits à l’urgence à la suite de l’explosion. L’un a obtenu son congé de l’hôpital le jour même, un autre se trouve toujours dans le coma, mais est hors de danger. « On a des nouvelles de la famille sur une base quotidienne. C’est surtout des blessures au bras qu’il a », expose M. Drouin.

Trois autres employés de Bois ouvré sont décédés. Nicholas Drouin connaissait bien ces employés de très longue date, pour qui il n’avait que de bons mots. « Les trois, ils ne me disaient pas “vous”, c’était “Nicholas” et on se parlait. On faisait des gageures ensemble, on avait du fun », se rappelle-t-il.

Retour au travail

La SQ et la CNESST ont récemment terminé leurs enquêtes sur le site de l’usine. Si Matra a pu reprendre possession du bâtiment, il est difficile pour l’entreprise de statuer actuellement sur la suite des choses. La priorité demeure le bien-être de la cinquantaine d’employés, affirme M. Drouin.

Certains d’entre eux sont d’ailleurs retournés au travail, dans d’autres usines du groupe Matra. « Il y a du monde qui veut travailler pour se changer les idées. On offre du travail à tout le monde qui veut travailler. Mais on leur a bien spécifié : prenez votre temps, allez à votre rythme, vivez ce que vous avez à vivre », martèle-t-il. 

Nicholas Drouin ne pouvait d’ailleurs s’avancer précisément sur les causes et circonstances de l’événement. « Ça fait 21 ans que je fais ça, je n’ai jamais vu quelque chose comme ça. Je ne peux pas m’expliquer ce qui s’est produit exactement. Je n’ai aucune idée. Mais j’ai hâte d’avoir le rapport, honnêtement », conclut-il.