/opinion/columnists
Navigation

À Montréal, on s'habitue aux balles perdues

Hand gun banner or panorama pfoto on dark stone table top view. Ammunition or bullets at black background. Copy space for text concept.
Photo Adobe Stock

Coup d'oeil sur cet article

Nous nous étions habitués à des temps presque paisibles. Comme si la violence, dans nos sociétés, était appelée à devenir résiduelle.

Évidemment, le crime organisé existerait toujours, et l’humanité étant ce qu’elle est, on trouverait toujours dans les pages des journaux des histoires scabreuses, des batailles imbéciles et meurtrières, des querelles de voisins virant au drame. 

Gangs

Mais la violence urbaine, celle de gangs de rue s’affrontant ouvertement, disposant d’armes de guerre, et que les services policiers peinent à combattre, de peur de se faire accuser de racisme et de discrimination, semblait improbable, et même inimaginable. 

Nous y sommes pourtant, à Montréal. Au fil des jours, le mot « fusillade » prend sa place dans l’actualité municipale. Dans certains quartiers, la violence se normalise. 

La présente campagne à la mairie devra prendre la chose au sérieux.

Écoutez Les idées mènent le monde, une série balado qui cherche a éclairer, à travers le travail des intellectuels, les grands enjeux de sociétés.

Certes, à l’échelle des autres grandes villes occidentales, la situation demeure de basse intensité. 

Montréal n’est pas Toronto. 

Il faut garder raison. 

Montréal n’est pas une ville coupe-gorge. 

Mais une dynamique s’installe, les fusillades se multiplient. On s’habitue aux balles perdues. 

Si la tendance se maintient, il y en aura de plus en plus. Et rares sont ceux qui veulent en parler vraiment. Alors on parle des armes à feu en général, pour ne pas nommer le problème qui gruge Montréal. 

Armes

Faut-il vraiment rappeler que celles qui sont utilisées en ce moment sont illégales et proviennent de la contrebande ? 

Avant que la situation ne devienne irrécupérable, les autorités doivent soutenir sans hésitation les forces de l’ordre, et cela, d’abord en ayant à l’esprit les habitants des quartiers tenus en otage par les gangs, sans se laisser intimider par les militants qui vomissent sur la police à temps plein et qui la diabolisent comme si elle était le problème.

La guerre contre la police est une guerre contre la population qu’elle protège.