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Il aurait tué son ami en tentant de se défendre

Un jeune de 16 ans subit son procès pour meurtre prémédité

ADOS POIGNARDE
Photo Agence QMI, Erik Peters Le 1er janvier 2020, un adolescent de 15 ans a été poignardé à mort au parc Marc-Aurèle-Fortin de Laval.

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Un adolescent accusé d’avoir tué son meilleur ami lors d’une bagarre qui a dégénéré dans un parc de Laval dit avoir brandi son couteau par instinct de survie pour tenter de se défendre.

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« On m’a saisi, après ça, je suis tombé à terre, puis là, une rafale de coups de poing et de coups de pied, j’étais complètement sonné. Ils m’ont lâché une seconde, j’ai couru. Je voulais m’enfuir pour ma vie », a raconté l’adolescent à une sergente-détective le lendemain de la mort de son ami au parc Marc-Aurèle-Fortin, à Laval, le 1er janvier 2020. 

La vidéo de l’interrogatoire policier du jeune a été déposée mardi dans le cadre de son procès pour meurtre prémédité à la Chambre jeunesse de Laval. Une accusation d’une telle gravité est des plus rares pour un adolescent, qui était âgé de 16 ans au moment du drame. 

Une ordonnance de non-publication nous empêche de dévoiler l’identité de l’accusé ainsi que de la victime de 15 ans. 

Pour discuter

Le soir du drame, l’accusé a raconté s’être présenté au parc sur invitation de ses amis pour régler un conflit. Il a assuré que son intention était de discuter. 

Mais s’il pensait régler la chicane avec des mots, l’adolescent avait malgré tout pris la peine d’apporter un couteau, qu’il avait caché dans son manteau. Il l’aurait brandi pour se défendre, après avoir reçu une « avalanche de coups » de la part de ses amis.

« Je voulais utiliser ça comme un écran de fumée, genre une distraction, genre pour qu’ils focussent sur le couteau, me laissent tranquille », a-t-il dit.

« Jamais de la vie j’aurais voulu tuer quelqu’un », a-t-il répété, ajoutant que la victime était son meilleur ami. 

L’avocat de la défense, Me Guy Poupart, conteste le fait que cet interrogatoire policier soit déposé en preuve au procès. Selon lui, les droits de son client ont été bafoués après son arrestation et la sergente-détective Jacinthe Gaumont aurait abusé de « sa position de force » pendant plus de trois heures d’interrogatoire.

Un couteau sur lui

La juge Catherine Perreault de la Cour supérieure tranchera plus tard si elle admet en preuve ou non la déclaration de l’adolescent.

Par ailleurs, après avoir fui le parc, le jeune avait été appréhendé quelques rues plus loin. Il semblait « nerveux » et « apeuré », ont témoigné des policiers en cour.

Un couteau au manche bleu long de six pouces a été retrouvé dans une poche du manteau du jeune.  

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