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L’appel de l’horreur

Santiago Menghini offre son premier long métrage

NO ONE GETS OUT ALIVE
Photo courtoisie, Netflix Cristina Rodlo tient la vedette de Personne ne sort d’ici vivant, le premier film du cinéaste montréalais Santiago Menghini.

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« L’horreur permet de passer des messages très forts », croit Santiago Menghini. Et c’est exactement ce que le cinéaste montréalais compte faire avec son premier film, Personne ne sort d’ici vivant.

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Santiago Menghini a beau signer aujourd’hui son tout premier long métrage, son nom est déjà bien connu des fans d’épouvante grâce à ses courts métrages Milk et Regret, tous deux applaudis – et primés – tant à Montréal qu’à l’étranger. 

Mais s’il fait depuis quelque temps sa marque dans le monde de l’horreur, Santiago Menghini ne se destinait pas forcément à une carrière dans ce genre. Certes, il a vu et apprécié les The Shining ou encore The Thing. Mais il n’a pas exactement été bercé par les icônes de l’épouvante. 

« J’ai découvert l’horreur sur le tard », atteste le cinéaste en entretien au Journal

« Mais je me suis rapidement mis à graviter vers ce genre, sans trop savoir pourquoi. J’aime son caractère viscéral et intense. Il permet d’aborder toutes sortes de sujets ou de faire une critique sociale percutante », ajoute-t-il.

Adaptation 

Et c’est exactement ce qu’il fait avec Personne ne sort d’ici vivant (ou No One Gets Out Alive, dans sa version originale), déposé mardi sur Netflix. Dans cette adaptation du roman britannique du même titre, une jeune femme peu fortunée prend une chambre dans une pension, sans se douter que la lugubre demeure cache en fait un sinistre secret. 

Ceux qui ont dévoré le livre d’Adam Nevill à sa publication l’an dernier y remarqueront toutefois d’importants changements : l’intrigue a été relocalisée à Cleveland (plutôt qu’en Angleterre) et met en scène une héroïne ayant quitté son Mexique natal pour s’installer illégalement aux États-Unis. 

C’est précisément cette nuance qui a résonné chez Santiago Menghini. Le natif de São Paulo, au Brésil, a beau avoir débarqué au Québec dans des circonstances beaucoup moins tragiques – et entièrement légales, précisons-le –, il est tout de même bien sensible à la réalité des immigrants qui doivent rebâtir leur vie dans une nouvelle patrie. 

« Je suis arrivé ici, à Montréal, à l’âge de 10 ans. Je ne parlais ni français ni anglais. Je connais le défi de devoir se forger une identité ailleurs, dans une nouvelle culture. Et dans le cas de Personne ne sort d’ici vivant, je trouvais que ça apportait une nouvelle profondeur au récit », avance-t-il. 

Un deuxième film en chemin

Maintenant que ce premier long métrage est lancé, le cinéaste en a déjà un deuxième dans le collimateur : il travaille aujourd’hui à approfondir l’univers de son court métrage Milk pour en faire un film. Les droits ont d’ailleurs déjà été acquis par la société américaine New Line Cinema. 

Santiago Menghini serait-il en voie de devenir un nouveau maître de l’horreur ? Seul le temps nous le dira. Mais le principal intéressé n’a pas l’air fermé à l’idée. 

« Je découvre que j’ai ma place dans ce genre et c’est un sentiment qui me plaît beaucoup », laisse-t-il tomber. 


Personne ne sort d’ici vivant est présentement diffusé sur Netflix.

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