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L’importance des affiches électorales

L’importance des affiches électorales
Photo d'archives

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« Quand les élections municipales seront terminées, je suis d’avis qu’il faut avoir une réflexion sur l’utilisation des affiches électorales dans l’espace public. Il est possible de faire autrement », a écrit sur Twitter le député de Matane, Pascal Bérubé.

À Québec, des dizaines de pancartes ont été volées récemment. Les pancartes seront réimprimées et réinstallées dès que possible, témoignant de leur importance pour les candidats et les candidates, qui ont eu l’impression de se retrouver à découvert sur leur territoire.

De son côté, Pascal Bérubé, qui a fait six campagnes sur la scène provinciale, s’interroge sur la pollution visuelle et les coûts importants générés par ces pancartes. « Il y a aussi les risques de vol et de vandalisme très élevés dont il faut tenir compte, en milieu urbain », dit-il.

M. Bérubé croit que les partis pourraient miser sur d’autres moyens pour obtenir cette visibilité, comme les journaux ou l’installation d’affiches par des citoyens sur leur terrain.

Plusieurs utilités

Thierry Giasson, directeur du Département de science politique et du Groupe de recherche en communication politique à l’Université Laval, voit au contraire dans ces affiches au beau moyen d’occuper l’espace public. La politique se vit aussi sur le terrain, expose-t-il, et il faut le rappeler aux gens.

Le chercheur et professeur mentionne que ces pancartes viennent baliser le contexte électoral dans l’esprit des gens. Ce n’est pas banal, avec les bas taux de participation.

« C’est un marqueur visuel qui apparaît dans les premières heures qui suivent le déclenchement des élections [...] C’est un rappel à l’attention, au rôle du citoyen », dit-il.

Puis, beaucoup d’éléments en lien avec la campagne peuvent être mis en valeur sur ces affiches. En plus de la photo des candidats, on peut trouver le chef, qui souvent apparaît derrière, un slogan, le nom du district ou la date de l’élection. Les nouveaux partis y voient également l’occasion de se faire connaître. 

« Et on va quand même se calmer, lance M. Giasson. Une campagne, ça dure une quarantaine de jours, et ensuite les partis les enlèvent et les recyclent. » Après vérification, les partis ont effectivement des plans pour recycler les pancartes.

Pascal Bérubé croit néanmoins qu’un débat s’impose. Il propose que le Directeur général des élections l’initie et arrive avec des recommandations.