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Écoles primaires: le déploiement de tests rapides retardé par le manque de personnel

La pénurie de personnel dans les écoles serait en cause

Calixa-Lavallée
Photo Chantal Poirier

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La pénurie de personnel retarde le déploiement des tests rapides dans la grande majorité des écoles primaires des dix régions ciblées.

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C’est du moins ce qu’affirme la Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement (FQDE), à la lumière des résultats d’un sondage interne effectué auprès de ses membres au cours des derniers jours. 

Le dépistage n’est pas commencé dans la plupart des écoles de Lanaudière, du Centre-du-Québec, de l’Estrie et de l’Outaouais. Globalement, les tests rapides sont utilisés présentement dans «un faible pourcentage» d’établissements, affirme son président, Nicolas Prévost. 

Dans au moins 70% des cas, les écoles manquent de volontaires pour faire passer les tests. «Les gens nous disent qu’ils ne sont pas capables de déployer les tests parce qu’ils n’ont pas le personnel pour le faire. C’est la plus grosse embûche», affirme M. Prévost. 

Le financement est au rendez-vous; l’enjeu est plutôt de «trouver des bras» pour le faire, précise-t-il. Les écoles évitent d’avoir recours à des enseignants ou à des éducateurs spécialisés afin d’éviter les bris de services.  

Les directions se tournent plutôt vers les surveillants d’élèves ou éducateurs en service de garde, mais de nombreux postes restent toujours à combler plusieurs semaines après la rentrée. 

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En outre, les écoles souhaitent recruter du personnel sur une base volontaire plutôt que de devoir l’imposer. Faire passer un test rapide - qui nécessite de faire un prélèvement dans les narines - est «un geste médical» et ce n’est pas tout le monde dans le réseau scolaire qui est à l’aise de le faire, précise M. Prévost. 

De 1 à 2 tests par jour

Les tests rapides sont utilisés pour dépister des élèves qui développent des symptômes pendant leur journée d’école. Il faut compter environ une heure pour réaliser un test, en tenant compte du temps de préparation et du temps d’attente pour l’obtention du résultat, qui varie de 15 à 30 minutes, indique M. Prévost. 

Dans des écoles de Laval, où la pratique est davantage implantée, les membres du personnel réalisent en moyenne de 1 à 2 tests par jour, ajoute-t-il. 

Dans de rares cas, notamment dans les Hautes-Laurentides, des directions n’ont pas encore reçu le matériel nécessaire pour faire passer les tests. «Je suis un peu surpris», laisse tomber M. Prévost. 

À la mi-septembre, le déploiement des premiers tests de dépistage rapides dans les écoles de quatre quartiers chauds de Montréal et Laval s’est fait de façon «chaotique», selon les échos provenant des directions d’école.  

Pour éviter que le scénario ne se reproduise, Québec a mandaté le directeur de la campagne de vaccination, Daniel Paré, pour coordonner l’opération à une plus grande échelle.  

Le déploiement des tests rapides dans les dix régions ciblées vise maintenant 1600 écoles primaires, et plus de 155 000 tests ont été distribués dans le réseau scolaire. 

L’opération «se poursuivra ensuite dans toutes les écoles primaires du Québec d’ici quelques semaines», indiquait le ministère de la Santé le 17 septembre, par communiqué. 

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