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Le parti du maire de Laval visé par une autre enquête

Deux publicités du Mouvement lavallois intéressent Élections Québec

Facebook Marc Demers
Photo tirée de Facebook Stéphane Boyer (à gauche), qui a succédé au maire Marc Demers à la tête du Mouvement lavallois, affirme que le parti a appris de ses erreurs du passé.

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Le parti du maire sortant de Laval, Marc Demers, fait de nouveau l’objet d’une enquête d’Élections Québec, quelques semaines à peine après qu’une ex-conseillère du Mouvement lavallois eut reçu une amende pour avoir fait de la publicité partisane. 

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Selon nos informations, le résultat de cette enquête ne sera connu qu’après les élections municipales de novembre prochain, bien que la plainte ait été déposée formellement en novembre 2019. 

Élections Québec a confirmé à notre Bureau d’enquête qu’une investigation était en cours, après que l’opposition officielle, le Parti Laval, nous eut remis une copie de leur plainte. 

Celle-ci allègue que le Mouvement lavallois aurait publié deux publicités partisanes dans des journaux locaux, à même les fonds publics, lors de l’élection partielle dans le district Marc-Aurèle-Fortin en 2019.   

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Ces publicités auraient été diffusées avec le logo de la Ville de Laval, mais « avec les couleurs et le graphisme » du parti du maire. Elles ne mettaient en vedette que des conseillers du Mouvement lavallois, selon ce qu’allègue la plainte. 

Enfin, l’enquête porte aussi sur un possible dépassement du plafond des dépenses électorales permises lors de cette même élection partielle. 

Pas la première fois

Ce n’est pas la première fois que le Mouvement lavallois a des démêlés avec Élections Québec. 

En 2018, le maire avait été reconnu coupable par la Cour supérieure d’infraction en matière de financement politique pour avoir prêté 28 000 $ à son parti lors de l’élection de 2013, alors que le plafond était fixé à 10 000 $. 

Encore récemment, une ancienne conseillère du parti désormais affiliée au parti d’opposition Action Laval, Isabella Tassoni, a plaidé non coupable à un constat d’infraction lancé par Élections Québec lui reprochant d’avoir fait de la publicité partisane sur les lieux d’un bureau de vote lors de l’élection de 2017. 

Un jugement est toujours attendu dans cette affaire.

Le plaignant, l’ex-conseiller de Laval-des-Rapides Pierre Anthian, a publié un communiqué en août dernier dans lequel il écrivait avoir vu le maire Demers et Mme Tassoni tenter d’« influencer illégalement » les électeurs en 2017. 

« [Ils] ont accompagné sans scrupules les électeurs sous leur parapluie, de la voiture à la porte du bureau de vote pour ne pas qu’ils se mouillent [...] et par la même occasion en leur rappelant de voter pour l’équipe de Marc Demers. » 

Le maire Demers n’a pas été rencontré par Élections Québec dans l’affaire impliquant l’ex-membre de son parti.

Erreurs d’apprentissage

Le nouveau chef du Mouvement lavallois Stéphane Boyer, qui a succédé au maire à la tête du parti en avril, rejette formellement les allégations liées à la plainte la plus récente. Mais il a indiqué que son parti allait « tirer des apprentissages » des erreurs du passé.

« Notre parti existe depuis de nombreuses années et des centaines de personnes s’y sont impliquées. Il peut donc arriver au fil du temps que des erreurs aient été commises. Chose certaine, ce sont des erreurs commises de bonne foi », a-t-il indiqué. 

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