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Journée nationale de la vérité et de la réconciliation: trop «coûteux» d’instaurer un nouveau congé férié, selon Legault

Journée nationale de la vérité et de la réconciliation: trop «coûteux» d’instaurer un nouveau congé férié, selon Legault
Photo Stevens LeBlanc

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François Legault persiste et signe: il serait trop «coûteux» d’ajouter, à la liste des congés fériés, la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, soulignée pour la première fois jeudi. 

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«Nous avons besoin de plus de productivité au Québec», a d’abord laissé tomber le premier ministre, en répondant à une question en anglais, jeudi matin. 

Talonné par les journalistes, M. Legault a confirmé que son idée n’avait pas changé depuis juin dernier, lorsque les élus fédéraux avaient décidé de commémorer la triste histoire des pensionnats autochtones le 30 septembre et de faire de cette journée un congé férié.   

  • Écoutez l'entrevue du Chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec-Labrador, Gislain Picard, avec Benoît Dutrizac, sur QUB radio:   

Même s’il tient à souligner cette journée, contrairement à la plupart des provinces canadiennes, M. Legault refuse de l'inclure dans la liste des jours fériés, qu’il juge déjà trop longue. 

Résultat: au Québec, seuls les travailleurs des entreprises et organismes à charte fédérale ont eu droit à un congé férié jeudi, une nouveauté qui crée de la confusion chez les employeurs comme chez les salariés. 

«C’est très coûteux»

Voyant les réactions suscitées par ses propos, François Legault a précisé sa pensée en début d'après-midi, lors d’une mêlée de presse accordée en marge du congrès de la Fédération québécoise des municipalités (FQM). 

«J'ai remarqué que l'Ontario ne l'a pas fait non plus, s’est défendu le premier ministre. Toutes les provinces ont un défi d'être compétitives, d'être productives. Au Québec, quand on regarde le nombre de jours, nombre d'heures travaillées par année, on a du travail à faire.»   

  • Écoutez l'analyse de Philippe-Vincent Foisy et d'Antoine Robitaille avec Benoît Dutrizac, sur QUB radio:   

Surtout, accorder un nouveau congé aux Québécois aurait un coût, a-t-il rappelé. «D'avoir un jour férié additionnel, peu importe le sujet, c'est très coûteux, et je ne pense pas que ce soit nécessaire d'avoir un coût aussi élevé pour faire cette commémoration-là», a-t-il souligné. 

François Legault reconnaît toutefois l’importance de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation. 

«Ce qui est arrivé, entre autres, dans les pensionnats, c’est terrible, a-t-il insisté en début de journée. On doit s’en souvenir chaque année et c’est bon qu’on ait une journée de commémoration et qu’on agisse, aussi, pour être certain qu’il n’y a plus de discrimination.»