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Projet de réforme controversé à l’Université Laval

Projet de réforme controversé à l’Université Laval
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Les professeurs de l’Université Laval s’opposent haut et fort à un projet de réforme de leur institution qui donnerait plus de pouvoir au conseil d’administration, ce qui rendrait le processus de décision plus «opaque» et à risque de «dérives».

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C’est du moins ce qu’affirme le Syndicat des professeurs de l’Université Laval (SPUL), qui dénonce vigoureusement le projet de révision des statuts de l’établissement qui est en cours. 

«Pour nous, ce projet-là est carrément inacceptable», lance son président, Louis-Philippe Lampron, qui représente plus de 1200 professeurs. 

Les statuts de l’Université Laval constituent, avec sa Charte, la «colonne vertébrale de l’institution», rappelle le SPUL. Le projet de révision piloté par l’administration de la rectrice, Sophie D’Amours, prévoit donner davantage de pouvoir au conseil d’administration au détriment du conseil universitaire, déplore le syndicat. 

M. Lampron y voit «une attaque assez importante» au principe de gouvernance collégiale qui est chère au réseau universitaire. 

«Un des problèmes, c’est celui de l’opacité des délibérations qui se tiennent au conseil d’administration», ce qui pourrait entraîner un risque accru de «dérives susceptibles de détourner l’Université de sa mission au bénéfice de certains intérêts particuliers», selon le SPUL. 

Au printemps, l’Université Laval a fait l’objet de vives critiques pour avoir conclu une entente controversée avec le Port de Québec, qui prévoyait que l’institution maintienne «en tout temps confidentielle» la participation de l’administration portuaire dans différents «projets de recherche». 

Sans faire de lien direct avec ce dossier, le SPUL affirme qu’une gouvernance misant sur davantage de collégialité permet au contraire une plus grande transparence dans le processus décisionnel et déplore que l’administration de la rectrice D’Amours veuille plutôt s’engager dans la voie contraire. 

À l’Université Laval, on «prend acte» des commentaires du SPUL formulés dans le cadre de la consultation, qui se termine le 15 octobre. «La révision des statuts vise à améliorer notre gouvernance», a indiqué son porte-parole Jérôme Pelletier en fin de journée mercredi. 

«Nous sommes en mode écoute. Nous travaillerons avec notre communauté afin de convenir d’ajustements qui nous permettront de doter notre gouvernance d’une plus grande agilité et efficience tout en préservant sa collégialité», a-t-il ajouté dans une déclaration écrite. 

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