/investigations/politics
Navigation

Nadeau-Dubois aussi victime d’un vol d’identité

Nadeau-Dubois aussi victime d’un vol d’identité
Photo d'archives, Agence QMI

Coup d'oeil sur cet article

Victime d’une fraude à l’identité comme des milliers de Québécois, le chef parlementaire de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, espère que nos gouvernements iront encore plus loin pour protéger la population de ce fléau.

« Un après-midi, je suis dans un taxi et l’enquêteur de Service Canada m’informe que mon identité a été utilisée de manière frauduleuse. Ça, c’est l’expression officielle », relate le co-porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois.  

« Elle m’informe que mes informations personnelles, mon numéro d’assurance sociale ont été volés. Qu’il y a des demandes d’assurance-emploi à mon nom, à Calgary. » 

Les données utilisées par les fraudeurs provenaient de la fuite chez Desjardins, explique-t-il. 

« Le scandale chez Desjardins, c’est absolument dérangeant. J’en ai été victime comme énormément de Québécois et de Québécoises. » 

Fraude PCU en chiffres
23 842* signalements au Centre antifraude du Canada entre le 6 mars 2020 et le 30 juin 2021
Attention
7,6 M$ Pertes financières attribuables estimées
22 800 rapports officiellement ouverts
quebec
Près de 40% de tous ces dossiers au Québec
* Ce chiffre inclut les fraudes par hameçonnage et textos

Le chef parlementaire de QS estime qu’un trop grand nombre de victimes ont été laissées à elles-mêmes après la fuite. Selon lui, le gouvernement doit accompagner les victimes et mieux protéger l’accès aux institutions publiques.  

« On ne peut plus laisser les gens vivre avec ça tout seul. C’est juste le début. Ça va être de pire en pire. Parce que la technologie avance, les fraudeurs avancent, parce que c’est naïf de penser que l’ensemble des institutions publiques et l’ensemble des entreprises publiques vont être en avance sur les fraudeurs. Il y a des gens qui vont toujours rivaliser, s’organiser pour trouver de nouvelles failles. »

Plus d’enquêteurs 

Pour le moment, seulement huit personnes au Québec sont attitrées aux enquêtes visant la protection des données personnelles pour l’ensemble du territoire. 

« L’enjeu, ce n’est pas les pouvoirs qu’on a écrits sur la Loi, l’enjeu c’est : il y a combien de monde sur le terrain pour surveiller les entreprises ? Combien y a-t-il d’enquêteurs ? Combien de personnes surveillent ? En ce moment, il n’y en a pas assez et ça, ce n’est pas dans la loi que ça se passe, c’est dans le budget », plaide M. Nadeau-Dubois. 

Cadenas éclaté
Notre dossier complet
Fraude de la PCU