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Qui a pu tuer cet ado et se sauver?

La Sûreté du Québec tente de retrouver le fuyard qui a fauché à mort un jeune de 16 ans dans Lanaudière

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SAINT-LIN-LAURENTIDES | Vive douleur et colère règnent chez les proches de l’adolescent happé mortellement dans Lanaudière, mercredi soir, par un chauffard toujours recherché.

« Quand j’ai su qu’il y avait eu un accident, j’ai texté Émile. Deux heures après, j’ai su que c’était lui. Sans pitié, le gars n’a même pas arrêté. Je n’en reviens pas », a pesté Samuel Laliberté Harnois, 17 ans, les yeux rougis par l’émotion.

La police enquêtait mercredi sur les évènements.
Photo Agence QMI, Pascal Girard
La police enquêtait mercredi sur les évènements.

À l’endroit où son ami Émile Martineau, 16 ans, a été victime d’un délit de fuite mortel la veille, Samuel s’est effondré au sol et a éclaté en sanglots, jeudi, en ramassant ce qui pourrait être la tuque de son copain. 

Émile Martineau
Photo Facebook
Émile Martineau

Vers 20 h, l’adolescent marchait en bordure de la route 335, à la hauteur de la rue des Bouleaux à Saint-Lin-Laurentides, lorsqu’un véhicule l’a frappé tout juste devant le centre de la petite enfance où travaille sa mère.

« Ce qui va être le plus difficile pour elle, ça va être de revenir ici », a confié Manon Gingras, 55 ans, collègue de la maman et ancienne éducatrice d’Émile.

Près de 200 personnes se sont rassemblées pour une veillée jeudi soir.
Photo Roxane Trudel
Près de 200 personnes se sont rassemblées pour une veillée jeudi soir.

À 1 km de chez lui

Selon son entourage, l’étudiant de secondaire 3 rentrait chez lui, à moins d’un kilomètre de là, au moment de l’accident. Vêtu de couleur foncée, il était allé porter des curriculum vitae pour se trouver un emploi et visiter un ami.

Après l’impact, le conducteur a fui le tronçon sans trottoir et mal éclairé, où les véhicules roulent à 70 km/h. Des témoins ont alors tenté de secourir l’ado. En vain.

« On savait qu’il y avait eu un accident, mais on ne savait pas que c’était Émile. Sa mère m’a appelée à 5 h du matin. Elle pleurait au téléphone. Elle m’a dit : c’est Émile », a soufflé Mme Gingras.

Une famille bouleversée 

Des proches endeuillés sont venus se recueillir toute la journée sur les lieux du drame.
Photo Agence QMI, Pierre Laurent
Des proches endeuillés sont venus se recueillir toute la journée sur les lieux du drame.

Longues étreintes, sanglots étouffés, pleurs déchirants : une veillée haute en émotion réunissant près de 220 personnes s’est tenue sur les lieux du drame hier soir.

Bouleversés, des membres de la famille du défunt sont aussi venus se recueillir. Ils étaient cependant trop dévastés pour commenter le drame.

« Sa mère est démolie. C’est dégueulasse. J’espère qu’ils vont le trouver [le fuyard]. Il ne pourra pas se cacher longtemps », s’est indignée Stéfanie Paiement, 34 ans.

Énergique et à l’écoute

Cette dernière décrit Émile Martineau comme un ado rempli d’énergie. Alexis Guérin, un ami d’enfance, qui a lancé une pétition Corriger le tronçon, le décrit comme un jeune toujours à l’écoute. 

« Il nous faisait tout le temps rire, il était toujours gentil avec nous. Quand on avait besoin de lui, il était tout le temps là », a témoigné son ex-copine, Karelle Sarrasin, 16 ans.


Selon la Sûreté du Québec, le véhicule du suspect serait une camionnette Chevrolet Silverado ou Avalanche, datant entre 2003 et 2007. Le véhicule serait endommagé à l’avant, du côté passager. Un phare pourrait aussi être manquant ou endommagé.