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Un élixir de jeunesse nommé vanlife

1002 WE Van Aventure
Photo courtoisie

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À 50 et 57 ans, Isabelle Thibault et Richard Vienneau sont la preuve éclatante que la vanlife garde jeune. Depuis qu’ils habitent à temps plein dans leur Promaster, ils semblent avoir trouvé une façon de ralentir leurs horloges biologiques. Rencontre avec ces deux p’tits jeunes que rien ne peut plus arrêter !

En 2019, les propriétaires du magasin général Lebrun à Maskinongé et Trois-Rivières surprennent tout le monde en annonçant leur nouveau projet : quitter leur appartement pour acheter une van aménagée et vivre à temps plein dedans. Leur plan était simple : voyager aux États-Unis l’hiver et passer le reste du temps dans le stationnement de leur commerce lors de la saison touristique.

« Jusqu’à la veille de notre départ, ma mère ne comprenait pas ce qu’on faisait, rigole Isabelle. Elle me disait : oui, mais, tu vas vivre où quand tu ne seras pas dans la van ? Je lui répondais : ben on va vivre TOUT LE TEMPS dans la van m’man ! Pour elle, ça n’avait aucun sens ! »

Par chance, les deux enfants du couple, dans la vingtaine, ont eu plus de facilité à comprendre le concept.

Grandes découvertes

Comme prévu, le couple a donc pris la route des États-Unis à l’automne 2019, sans itinéraire précis. Un voyage qui leur a permis de voir des paysages magnifiques, mais surtout de réaliser à quel point ce mode de vie les transformait pour le mieux.

« J’ai littéralement capoté, raconte avec exaltation Richard. J’ai compris à quel point j’ai besoin de bouger dans la vie. D’être stimulé par les rencontres et les lieux que je visite. Je ne pourrai plus jamais me passer de ça ! »

Isabelle s’emballe à son tour. « J’ai eu l’impression d’être une meilleure personne sur la route. La vie en van m’a permis de me dépasser, de vaincre mes peurs. Je m’ouvre plus aux gens que je rencontre, je me fais davantage confiance. »

À les écouter parler, la vanlife serait même un puissant antidote pour lutter contre les effets du vieillissement. « En van, comme on n’a pas de réfrigérateur, on mange plus d’aliments frais et de produits locaux. On marche beaucoup, on fait de l’activité physique, on est tout le temps dehors. Quand je suis sur la route, j’ai moins de maux de tête et d’estomac. Isabelle et moi, on dort mieux aussi. »

Comme tous les voyageurs de la planète, les plans d’Isabelle et de Richard ont été profondément affectés par la pandémie qui a frappé le monde au printemps 2020. Le couple a dû rentrer d’urgence au Québec pour éviter de rester coincé aux États-Unis ainsi que pour venir prêter main-forte à ses employés. Ils ont dû passer l’hiver suivant dans leur van, en se protégeant parfois des intempéries dans un immense abri Tempo qu’ils ont monté dans leur stationnement. 

Comme bien des vanlifers à temps plein, ils espèrent un retour à la normale le plus vite possible afin de repartir sur la route.

Pour redevenir une meilleure version d’eux-mêmes et parce que la vanlife, c’est bien mieux que n’importe quelle petite pilule ou petite granule ! 


Dominic Arpin a récemment publié le guide Van Aventure aux Éditions du Journal.