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Les ambulanciers pourront prêter main-forte dans les urgences

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Aux prises avec une importante pénurie de personnel dans le réseau de la santé, Québec permettra dorénavant aux ambulanciers d’aller prêter main-forte à leurs collègues des urgences. 

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De passage en Montérégie, lundi, le ministre de la Santé, Christian Dubé, a annoncé l’élargissement du rôle de ces travailleurs une fois à l’intérieur des murs des hôpitaux, mais aussi dans les centres d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD) et les centres locaux de services communautaires (CLSC).

S’ils pouvaient déjà poser plusieurs actes médicaux à l’intérieur de leurs véhicules, les ambulanciers n’étaient pas encore autorisés à le faire de ces endroits, a-t-il précisé. Cette différence est maintenant chose du passé grâce à un décret gouvernemental adopté lundi matin.

«On est passé d’un monde où on avait un surplus d’employés à un manque d’employés», a expliqué le ministre pour justifier cette nouvelle façon de faire qui risque de «brasser la cage» selon lui.

Une première en Montérégie

La Montérégie sera la première région à bénéficier de cette initiative appelée à se répéter un peu partout dans la province. Une vingtaine d’employés de la Coopérative des techniciens ambulanciers de la Montérégie (CETAM) y seront formés au cours des prochains jours afin de joindre les équipes des urgences hospitalières d’ici la fin de semaine du 9 octobre.

Reste à déterminer quelles tâches seront confiées à ces ambulanciers, a indiqué le directeur général de la CETAM, Martin Benoît, aux côtés du ministre.

«Il faut d’abord s’asseoir avec les médecins et les infirmières et se dire : "voici des ressources, qu’est-ce qu’on peut faire avec ces ressources-là?"», a-t-il expliqué.

Le directeur général de la CETAM ajoute qu’il dispose d’assez de personnel pour participer à ce projet. «On le fait parce qu’on peut le faire, donc il n’y a pas de danger pour la couverture ambulancière ni pour les horaires à l’interne», a-t-il insisté.

Stupeur et consternation à la CSN

La Confédération des syndicats nationaux (CSN), qui représente 4000 travailleurs du secteur préhospitaliers, a rapidement réagi en se disant consternée de l’annonce du ministre Christian Dubé, puisque ses membres n’avaient pas été préalablement consultés.

Le syndicat dit ne pas être opposé à l’élargissement de la profession d’ambulancier, mais souhaite que ce sujet soit rapidement abordé alors que Québec négocie présentement pour renouveler la convention collective de ces travailleurs.

«Cet enjeu doit être abordé en urgence, car cet arrêté surprise, émis sans concertation préalable avec les principaux concernés, ressemble à une tentative de colmater les brèches qui se multiplient au sein du système de santé en raison de la grave pénurie de main-d’œuvre», note le représentant du secteur préhospitalier à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), Jean Gagnon.

«Le gouvernement ne peut plus profiter de l’état d’urgence sanitaire pour modifier unilatéralement les conditions de travail des employés du secteur de la santé. Pourtant, c’est exactement ce qu’il vient de faire pour les paramédics avec cet arrêté ministériel», souligne sa collègue vice-présidente de la FSSS-CSN, Lucie Longchamps.

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