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Caucus conservateur: O’Toole réaffirme son intention de rester chef

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Au terme d'un premier caucus avec sa nouvelle équipe, mardi, le chef conservateur Erin O’Toole a réaffirmé son intention de rester à la tête du parti et a annoncé que James Cumming, député d’Edmonton-Centre, dirigera l’examen exhaustif de la campagne conservatrice.

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M. Cumming sera chargé de revoir «chaque élément» de la campagne, que M. O’Toole a qualifiée de «bonne», malgré la défaite. Un député québécois sera chargé d’assister M. Cumming pour lui fournir une perspective québécoise sur la campagne.

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«Comme chef, je suis responsable de ce que nous avons réussi. Je suis aussi responsable de nos échecs, avec notre plan pour les Canadiens, et je prends notre responsabilité au sérieux», a-t-il dit.

Un vote de confiance possible

M. O’Toole a affirmé que le caucus est «fortement uni».

Malgré cela, sa place à la tête du Parti conservateur n’est pas assurée. Les membres du caucus ont voté pour se donner l’option de choisir, éventuellement, de lancer un vote de confiance ou non à l’endroit de leur chef.

Ce possible vote de confiance pourrait se faire sans consultation des membres du parti.

«Ce n’est pas une épée de Damoclès qui pend au-dessus de ma tête, a commenté M. O’Toole. Nous sommes unis en tant qu’équipe. C’est plutôt un processus transparent qu’une équipe doit avoir lorsque les membres se respectent les uns les autres.»

Le leader conservateur a lui-même appuyé l'initiative.

Le rapport de cet examen devrait «idéalement» être livré avant la fin de l’année.

Une rencontre «positive»

Au sortir du caucus et avant que le chef ne prenne la parole dans l’édifice John A. MacDonald, face au Parlement d’Ottawa, plusieurs députés conservateurs ont fait état d’une journée «positive» au cours de laquelle chacun a pu exposer son point de vue.

Parmi la dizaine d’élus interceptés à l’extérieur, tous ont insisté pour dire qu’il n’y avait pas de «divison» importante au sein du parti, comparativement à ce qui s’est passé aux élections fédérales précédentes.

«J’ai vécu 2019 et je sens que les gens ont le goût de travailler dans l’unité, travailler ensemble», a déclaré Alain Rayes, lieutenant conservateur pour le Québec. Le caucus postélectoral de 2019 avait été acrimonieux et a été suivi du départ de l’ex-chef Andrew Scheer quelques mois plus tard.

Selon l’élu de Richmond—Arthabaska, le fait que le parti ait voté pour se donner l’option de lancer un vote de confiance à l’égard du chef n’est «pas du tout» un désaveu à son égard. Il a même ajouté que le leader était «très à l’aise avec ça».

Pierre Paul-Hus a abondé dans le même sens. «En 2019, c’était beaucoup plus agressif, plus en colère, tandis que là, il y a une déception de la défaite, mais en même temps, on regarde vers l’avant, on va corriger ce qu’on a à corriger. La prochaine fois, ça va être la bonne», a-t-il dit.

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