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La générosité s’expose au musée

Le Musée de la civilisation de Québec met en lumière 232 dons

Quebec
Photo Stevens LeBlanc La toute nouvelle exposition regroupe des objets de diverses natures.

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Depuis longtemps l’un des ingrédients essentiels du succès des musées qui vivent en grande partie des dons d’œuvres et d’artefacts, la philanthropie devient maintenant un sujet d’exposition. 

Jusqu’au 2 octobre 2022, le Musée de la civilisation de Québec présente Générosité. Droit de cœur, une exposition qui décortique la culture philanthropique québécoise en cinq thèmes : le don monétaire, l’entraide, le bénévolat, l’engagement social et le don corporel. 

L’objectif ? Donner le goût aux visiteurs de... donner, peu importe la manière. 

« On veut que notre visiteur, quand il arrive à la maison, au lieu de s’accrocher sur son téléphone cellulaire, qu’il sorte et qu’il regarde autour de chez lui. Il y a toujours un endroit où on peut donner du temps et entrer en relation avec les autres de façon réelle », signale la chargée de projet de l’exposition, Joanne Lacoste. 

400 ans de générosité 

De la Nouvelle-France à nos jours, via une collection de 232 objets qui vont des tirelires aux porte-voix, on retrace les grandes tendances dans le domaine de la générosité. 

Dès l’entrée, une courtepointe inspirée des premiers mois de la pandémie de COVID-19 côtoie des bancs de quêteux datant du 19e siècle. 

On peut aussi observer des vêtements et objets appartenant aux organismes de charité les plus connus, et regarder des entrevues avec des personnalités connues pour leur générosité, comme l’ex-hockeyeur Joé Juneau ou l’homme d’affaires Charles Tanguay. 

Pas si pingres, les Québécois 

Avec Générosité. Droit au cœur, le Musée de la civilisation réfute le mythe tenace voulant que les Québécois francophones soient les plus pingres au Canada. 

Or, nous sommes plus généreux qu’on le pense, clame Joanne Lacoste. 

« Il existe des traces des dons monétaires qui permettent de voir quelle province donne plus et, souvent, c’est plus élevé chez les Anglo-Saxons. Par contre, avec notre histoire judéo-chrétienne, notre générosité se traduit par beaucoup de bénévolat et d’entraide », dit Mme Lacoste, en citant en exemple les mouvements de solidarité lors de catastrophes naturelles. 

Elle remarque aussi que la culture philanthropique se transforme au XXIe siècle, en particulier chez les jeunes. 

« Ils s’impliquent beaucoup, par exemple pour les 24 heures du mont Tremblant ou le défi des Têtes rasées. Les gens ne donnent pas de façon passive. Il y a un défi autour de ça. »