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Sainte-Julienne: la mère poignardée avait peur de son ex-conjoint insistant

Sainte-Julienne: la mère poignardée avait peur de son ex-conjoint insistant
Photo Agence QMI, Pascal Girard

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La mère de famille victime d’une tentative de meurtre le week-end dernier dans Lanaudière craignait son ex-conjoint, mais refusait de porter plainte à la police pour ne pas lui causer de tort, selon ses amies.

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« Vendredi, ou samedi, elle m’a dit qu’elle n’allait pas. Elle me disait qu’elle avait peur [de lui]. Je lui avais dit d’appeler la police. J’avais un feeling qu’il allait arriver quelque chose », sanglote au bout du fil une amie de la victime de 37 ans.

Celle-ci ne peut être identifiée sur ordre de la cour, notamment pour protéger l’identité du poupon de 10 mois également blessé dans l’agression.

Dimanche soir, son ex-conjoint, dont on doit aussi taire le nom, l’aurait poignardée au haut du corps à plus d’une reprise dans son appartement de Sainte-Julienne. Le couple était séparé depuis peu.

Consommation et psychoses

L’homme de 42 ans aurait ensuite fui en voiture. Les policiers l’ont poursuivi jusqu’à ce que son véhicule entre en collision avec un poteau d’Hydro-Québec, à Joliette. Il a été accusé de tentative de meurtre, voies de fait graves et armées, menaces, conduite dangereuse et fuite.

« Elle avait des problèmes avec [lui]. Il ne la lâchait pas. Il est fou raide. Il consommait et faisait des psychoses », raconte celle qui a récemment connu la victime, qui reposait toujours dans un état stable, mais critique, hier.

Cette dernière aurait d’ailleurs hésité à porter plainte, dans les jours précédents.

« Elle me disait : “Non, il ne mérite pas ça”. Elle disait qu’elle allait y penser », se remémore son amie.

« Ça faisait une semaine que je lui disais de s’éloigner de ce gars-là », poursuit-elle, néanmoins soulagée d’apprendre que la vie du bébé n’a jamais été en danger.

« Son ex-copain n’allait vraiment pas bien. J’ai essayé de la conseiller du mieux que je pouvais, en vain », confie une autre amie de la victime.

Si vous avez besoin d’aide : SOS violence conjugale 1 800 363-9010

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