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Suicide et toxicomanie chez les jeunes, des phénomènes interreliés

Suicide et toxicomanie chez les jeunes, des phénomènes interreliés
Photo AFP

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Les troubles d’abus et de dépendance à la toxicomanie ne conduisent pas forcément à des tendances suicidaires chez les adolescents et les jeunes adultes, selon une nouvelle étude montréalaise.  

L’étude menée au CHU Sainte-Justine et à l’Université de Montréal part du postulat que la consommation problématique de substance et les troubles concomitants ont des conséquences néfastes physiques et psychologiques. 

Cependant, les tendances suicidaires sont souvent le reflet de problèmes de santé mentale, selon l’analyse des chercheurs qui ont examiné 25 études portant sur l’association entre les deux phénomènes. 

L’équipe de recherche s’est concentrée sur deux des quatre hypothèses expliquant le lien de causalité entre la toxicomanie et la vulnérabilité aux idées suicidaires chez les populations adolescente et adulte. 

«Bien que plusieurs méta-analyses portant sur l'association entre la consommation de substances et les tendances suicidaires aient été menées récemment, aucune n’a permis d’établir comment elles peuvent s’influencer mutuellement», a indiqué Natalie Castellanos-Ryan chercheuse au CHU Sainte-Justine et professeure agrégée à l’École de psychoéducation de l’UdeM.

Selon la même étude publiée dans la revue «Plos One», les modèles de recherche ne permettent pas de préciser de quelles manières les troubles liés à toxicomanie et les tendances suicidaires peuvent se développer ensemble. 

L’étude recommande aux cliniciens d’être vigilants devant des cas d’initiation à la consommation de drogue chez les jeunes patients présentant des pensées ou des tentatives de suicide. 

«Une meilleure compréhension de l'association développementale et bilatérale entre la consommation de substances et les tendances suicidaires et comment celles-ci peuvent changer au cours des périodes de développement permettra d’améliorer les programmes de prévention et d'intervention selon le groupe d’âge», a commenté Charlie Rioux, diplômée du programme de doctorat au Département de psychologie de l’UdeM et au Centre de recherche du CHU Sainte-Justine.