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véhicules hors route: toujours bien connaître la réglementation

Lorsque l’on roule en quad ou en côte-à-côte, la notion de sécur
Photo courtoisie, Tourisme Chaudière-Appalaches Lorsque l’on roule en quad ou en autoquad, la notion de sécurité doit être primordiale en tout temps.

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Bien des amateurs de quads, anciens et nouveaux, ne sont pas au courant de la réglementation actuellement en vigueur pour la pratique de leur activité favorite. 

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Il ne faut pas oublier que la Loi sur les véhicules hors route vient tout juste d’être modifiée, ce qui implique des changements importants.

« Le premier conseil que je donnerais à tous les quadistes, c’est de bien s’informer des réglementations en vigueur, d’expliquer monsieur Carl Soucy de la Sûreté du Québec, coordonnateur pour le dossier des véhicules hors route. Depuis que la COVID est arrivée dans nos vies, on s’est rendu compte qu’il y a beaucoup de nouveaux utilisateurs de véhicules hors route qui ont une très faible connaissance des lois et règlements en vigueur. »

Pour ce spécialiste, il faut prendre la chose au sérieux parce que cette méconnaissance peut entraîner des problèmes pour ces quadistes.

« Ça part de loin. Il y a des gens qui n’ont jamais été dans les sentiers, qui ont juste fait du quad sur leur terrain et qui n’ont pas de notion des règles de sécurité. Il y a des gens qui croient pouvoir rouler n’importe où avec leur quad. Il devient donc primordial de bien se renseigner sur la pratique du quad au Québec, avant de se lancer. »

Le 30 décembre dernier, il y a eu la mise en place de la nouvelle version de la Loi sur les véhicules hors route.

« La meilleure façon de se renseigner sur ce qui se passe aujourd’hui pour la pratique du quad, c’est de se rendre sur le site du Ministère des Transports, d’expliquer l’expert. On y retrouve de nombreux outils qui ont été mis en place pour expliquer le tout. On y retrouve de sujets comme les obligations du conducteur ou encore quels sont les permis nécessaires pour conduire un VTT. Les sites des différentes fédérations sont aussi des outils très utiles comme celui de la Fédération québécoise des clubs quads. Là aussi, vous allez trouver les informations nécessaires. »

L’ÉVOLUTION DU QUAD

Au fil des ans, le monde du quad a évolué au Québec. Nous sommes passés du gang de chums qui se faisaient un club avec un petit réseau de sentiers, à une véritable organisation provinciale. Elle permet de rejoindre toutes les régions en utilisation le réseau de sentiers bâtis par les clubs de bénévoles à la grandeur du Québec.

« Oui, le quad évolue autant au niveau technologique que pour la quantité que l’on voit en circulation. Il faut toutefois comprendre que dans ce monde, oui, il y a des gens qui circulent dans les sentiers, mais il y a aussi des gens qui utilisent leurs quads à d’autres fins. Des propriétaires de VTT vont les utiliser pour aller à leur chalet ou pour aller à la chasse. Ils n’ont pas vraiment besoin de sentiers. Malheureusement, c’est dans cette portion des utilisateurs que l’on enregistre le plus grand nombre de décès et de collisions en quad. »

Dans bien des cas, les gens posent des gestes sans penser aux conséquences, selon monsieur Soucy.

« Ces gens utilisent leur quad sans porter le casque, sans se soucier de la sécurité. Il y a beaucoup de renversements de véhicules, des mineurs sont sur les véhicules sans porter le casque, entraînant des blessures sérieuses et même des décès en cas d’accident. »

LES CÔTES À CÔTES OU AUTOQUADS

L’apparition des côtes à côtes ou autoquads, comme on les nomme dans la loi, a changé la donne.

« De plus en plus de ce type de véhicules circulent en sentiers, d’expliquer l’expert. Très souvent, les gens ne sont pas au courant des règles de sécurité qui s’y rattachent. La réglementation en vigueur les oblige à porter la ceinture par exemple. Depuis deux ans, nous avons constaté une augmentation importante dans les sentiers, expliquée en bonne partie selon nous par le fait que les gens qui avaient un budget voyage, ne pouvant pas le faire, se sont tournés vers d’autres activités comme le quad. De notre côté, en tant que Sûreté du Québec, nous accentuons de plus en plus nos patrouilles en sentiers. Nous avons 450 patrouilleurs qui sont formés pour intervenir. Nous essayons d’accentuer notre présence en sentiers. Nous faisons aussi des opérations en collaboration avec les fédérations. »

Pour l’instant, il n’est pas question de l’application des points d’inaptitude en rapport avec les infractions commises dans la pratique du quad.

« Il n’y a aucun point d’inaptitude pour l’instant, d’expliquer monsieur Soucy. Cela relève du ministère des Transports et s’il se passe quelque chose, la décision va venir du gouvernement. Nous sommes là pour appliquer la loi. Ce n’est pas nous qui décidons. Oui, il y a la vitesse, mais il n’y a pas seulement que cela qui peut entraîner des accidents avec des conséquences graves. Nous sommes là pour surveiller les gens qui sont téméraires, qui ne respectent pas la signalisation ou encore qui circulent avec les facultés affaiblies. Tous ces éléments peuvent entraîner des accidents et plus. Nous sommes là pour surveiller au bon déroulement de l’activité dans les sentiers ou ailleurs. La très grande majorité des quadistes sont respectueux de la réglementation. Nous devons les protéger en interceptant les délinquants qui pratiquent l’activité sans respecter les règles et qui sont très souvent responsables des palmarès négatifs. »

Plus de 80 % des décès enregistrés ont pour cause non pas la vitesse, mais bien la conduite avec les facultés affaiblies et un comportement téméraire de la part des conducteurs.

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