/news/politics
Navigation

Voyage à Tofino : un geste «irrespectueux», selon Blanchet

Voyage à Tofino : un geste «irrespectueux», selon Blanchet
AFP

Coup d'oeil sur cet article

Le chef bloquiste Yves-François Blanchet estime que le séjour de Justin Trudeau à Tofino, lors de la toute première Journée nationale de la vérité et de la réconciliation avec les peuples autochtones, fut un geste «irrespectueux». 

• À lire aussi: Justin Trudeau de retour de son voyage controversé

«C’est un manque de considération, c’est un manque de compassion, qui ne m’a pas surpris», a-t-il déclaré lors d’un point de presse à Ottawa mardi.

«Pourquoi on serait surpris? On a découvert Justin Trudeau dans le premier mandat comme étant frivole», a-t-il ajouté.

Le 30 septembre a marqué la première édition de cette journée nationale visant à commémorer les injustices subies par les peuples autochtones au Canada.

Cette journée nationale, qui se veut aussi un jour férié selon la province, a été instituée par le gouvernement de Justin Trudeau au début du mois de juin.

La décision du premier ministre de partir en vacances en cette journée de mémoire a suscité la controverse d’un bout à l’autre du pays, d’autant plus que Tofino se trouve en Colombie-Britannique, tout comme Kamloops.

Rappelons qu’environ 200 dépouilles d’enfants ont été découvertes à la fin du mois de mai que sur le site d’un ancien pensionnat chez la Nation Tk'emlúps te Secwépemc, située à Kamloops.

«Il y a un sens des responsabilités qui vient avec le fait d’être le premier ministre d’un pays du G7, a lancé M. Blanchet. Et si tu décides que tu t’en vas dans un endroit tranquille, tu ne vas pas à côté de l’endroit emblématique qui a tellement souffert dans sa mémoire récente.»

La cheffe de la nation, Rosanne Casimir, avait fait parvenir deux invitations au premier ministre, qui sont initialement restées lettre morte.

Dimanche, Justin Trudeau a offert ses excuses lors d’un appel avec Mme Casimir, et fait savoir son intention de visiter la Nation Tk'emlúps te Secwépemc.

Son bureau a relevé qu’il avait passé du temps au téléphone avec des survivants de pensionnats lors de la journée du 30 septembre.

Les excuses du premier ministre n’ont pas impressionné le chef bloquiste. «On a des caisses d’excuses de M. Trudeau plein le cabanon. Je ne sais pas si on met une caisse de plus. Et je ne sais pas si on y croit quand il s’excuse.»

À VOIR AUSSI...