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Grande Allée: des jeunes femmes agressées et droguées à la sortie des bars

La police de Québec enquête sur des événements survenus dans des bars

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Deux jeunes femmes de Québec auraient été agressées sexuellement à leur sortie des bars sur la Grande Allée après avoir été intoxiquées de façon involontaire, a appris Le Journal. 

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Selon les informations obtenues par Le Journal, ces abus auraient été perpétrés à deux moments différents, l’été dernier. 

L’une de ces victimes alléguées aurait été agressée le 31 juillet par le chauffeur d’une voiture taxi ou Uber. Dans un appel à la vigilance diffusé sur Instagram, cette jeune femme raconte avoir complètement perdu la carte après avoir bu dans un pichet d’alcool offert par des inconnus dans un bar.  

Désorientée, elle serait sortie à l’extérieur pour prendre un taxi, écrit-elle. La voiture étant en bordel, elle aurait pris place à l’avant. Selon ses souvenirs vagues, le chauffeur lui aurait offert de l’alcool, qu’elle aurait accepté. Après avoir roulé un certain moment, l’individu se serait arrêté et serait passé à l’acte.  

La jeune femme aurait repris connaissance le lendemain. Elle se serait réveillée nue, sur la banquette arrière d’une voiture, son corps en douleur et marqué d’ecchymoses. Jointe par Le Journal, la mère de cette victime alléguée a confirmé que sa fille devait rencontrer mercredi la police de Québec en lien avec cette affaire.

Photo Stevens Leblanc

Vague d’intoxications 

Plusieurs sources ont d’ailleurs contacté Le Journal au cours des derniers jours pour rapporter des épisodes d’intoxication au GHB survenus dans des bars de Québec, principalement à l’Expat. 

Dans un courriel envoyé mercredi, le directeur des opérations s’est dit « au fait » de la situation et affirme travailler « en étroite collaboration avec les autorités pour enrayer ce problème ».

« Soyez assurés que nous ne prenons pas cette situation à la légère et que nous entendons bien en venir à bout dans les meilleurs délais », a déclaré Martin Leclerc.

De son côté, le CHU de Québec confirme qu’au moins trois personnes ont été hospitalisées uniquement à Saint-François d’Assise à la suite d’une intoxication au GHB, au cours des trois dernières semaines. 

Le porte-parole Bryan Gélinas n’était toutefois pas en mesure de dresser, mercredi, un portrait de l’ensemble de la situation dans les autres urgences du réseau, depuis l’été.  

  • Écoutez le tour des actualités de Philippe-Vincent Foisy et Carl Marchand sur QUB Radio:   

Enquête en cours 

La police de Québec confirme que des enquêtes sont en cours, mais refuse de commenter les informations obtenues par Le Journal

« Le SPVQ enquête présentement sur des cas d’intoxication volontaire ou non qui ont été signalés sur son territoire, ce qui inclut certains endroits licenciés. On enquête également sur deux agressions sexuelles qui pourraient être reliées à des cas d’intoxication », expose la porte-parole, Sandra Dion. 

Qu’est-ce que la « drogue du viol » ?   

  • On surnomme le GHB la « drogue du viol » parce que ses effets sédatifs empêchent les victimes de résister à une agression sexuelle.      
  • Le GHB se trouve principalement sous forme de liquide, est inodore et incolore, donc difficile à détecter.      
  • La méthode la plus courante pour consommer le GHB est de l’introduire dans un verre d’alcool.      
  • Les effets du GHB se manifestent habituellement de 5 à 30 minutes après la consommation.      
  • Le GHB est particulièrement difficile à détecter puisqu’il ne demeure que quelques heures dans l’organisme.            

*Source : Santé Canada 


Conseils de précaution  

  • Toujours avoir son verre d’alcool dans la main ou alors à vue d’œil.      
  • Ne jamais accepter les consommations offertes par les étrangers.      
  • Toute personne qui aurait été victime d’une agression sexuelle ou d’une intoxication involontaire peut contacter le 911. Toute information pertinente peut être transmise en toute confidentialité au 641-AGIR.            

*Source : Service de police de la Ville de Québec 

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