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Pourquoi je suis sur Facebook, au juste?

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Photo AFP

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Alors, vous avez survécu à la panne de Facebook ?

Vous n’avez pas eu besoin qu’on vous attache sur une civière ?

Pas de tremblements ? Pas de sueurs ?

Vous ne vous êtes pas précipités dans un parc à la recherche d’un pusher ?

« Facebook, Instagram, TikTok, fentanyl ! »

J’ENRICHIS UN MILLIARDAIRE !

Moi, cette panne inattendue m’a poussé à réfléchir à la place qu’occupent les médias sociaux dans ma vie.

En fait, à ma relation avec Facebook, car je ne suis pas très actif sur Twitter. 

Pourquoi je suis sur Facebook, au juste ? 

Je suis un commentateur professionnel. C’est ça, ma job. 

Je suis payé pour partager mes opinions, pour amener les gens à aborder un sujet d’actualité sous un angle auquel ils n’auraient peut-être pas pensé, pour faire des liens entre différents événements, pour partager le fruit de mes lectures, de mes réflexions...

Et, parfois, pour provoquer ou pour faire rire.

Pourquoi je fais ça gratuitement sur Facebook ? 

  • Écoutez la chronique de Normand Lester au micro de Richard Martineau sur QUB radio:

  

Sophie et Richard ne sont pas bons aux fourneaux, mais ils savent cuisiner leurs invités! Invitez-vous à la table de Devine qui vient souper? une série balado originale.

Si j’étais plombier, irais-je déboucher gratuitement les toilettes de Mark Zuckerberg ?

Je prends le risque de me faire insulter par des imbéciles sur internet, et d’entacher ma réputation en réagissant trop rapidement à un message que j’ai reçu à trois heures du matin de la part d’un plouc qui se cache sous le pseudonyme de Bizoune24... tout ça pour donner du contenu gratuit à un multimilliardaire qui se sacre de moi comme de son premier million ?

Je dois être fou. 

Docteur, aidez-moi, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond !

MILLE POUCES EN L’AIR

Et en plus, cette entreprise fait tout pour échapper aux taxes et aux impôts, et enrichit ses actionnaires en alimentant la haine, la colère et le ressentiment.  

Qu’est-ce que je fais là, saint
bordel ?

Qu’est-ce que ça me fait que 152 personnes que je ne connais ni d’Ève ni d’Adam mettent un « pouce en l’air » en bas d’un de mes commentaires ?

Ça me donne quoi ?

Ils acceptent ça chez Costco, des « pouces en l’air » ? C’est comme les timbres Goldstar ?

« J’aimerais acheter un baril de sauce tabasco, voici 2356 pouces en l’air, c’est correct ? »

Et puis, c’est dangereux, Facebook.

Trop tentant de répondre à un zouf. Surtout quand ça fait 2500 messages que tu reçois de la part d’imbéciles qui croient que Paul Larocque est un reptilien. 

Deux phrases, un clic, et ça part dans le cyberespace, personne qui te relit et qui peut te dire : « Hmmmm, là, je pense que tu y vas trop fort, Richard. » 

Non, plus j’y pense, plus je me dis que le jeu n’en vaut pas la chandelle.

Comme une drogue dure, Facebook te donne un kick, un high, mais à long terme, les risques de te péter la gueule sont trop élevés par rapport aux petits plaisirs que ça peut te procurer. 

SALUT BIZOUNE !

Donc, à partir d’aujourd’hui, c’est décidé.

Je ne vais plus servir Facebook, je vais me servir de Facebook pour partager les interventions que je fais ailleurs. 

Dans des vrais médias. 

Et quand j’aurai envie de réagir à chaud sur un événement quelconque, je l’écrirai sur mon blogue du Journal

Mes salutations à Bizoune24 et à toute sa bande de joyeux drilles...