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Party en pleine 2e vague: un resto de Laval pourrait perdre son permis

Coronavirus - Covid-19
Capture d’écran d’archives En septembre 2020, notre Bureau d’enquête avait tourné des images d’une soirée festive au restaurant Lordia, à Laval. Des mesures sanitaires n’étaient pas respectées.

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Un restaurant de Laval où plus de 200 personnes festoyaient sans respecter les règles sanitaires, lors de la deuxième vague de la pandémie, risque de perdre le droit de servir de l’alcool à ses clients.

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Michel Imad, le propriétaire du restaurant Lordia, situé sur le boulevard Curé-Labelle, a été convoqué à une audience devant la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ) en décembre.

Le dossier de la RACJ a été ouvert à la suite d’un reportage de notre Bureau d’enquête, publié en septembre 2020. 

Notre journaliste avait assisté à une soirée dans l’établissement, et avait notamment constaté que des dizaines de personnes dansaient et se promenaient sans respecter la distanciation physique. Les images qu’elle avait tournées montraient aussi des clients et employés qui ne portaient pas de masque.

Elle avait également pu se faire servir une consommation alcoolisée après minuit, ce qui était à ce moment interdit en vertu des règles de la Santé publique.

Dans l’avis de convocation transmis au propriétaire du restaurant, la RACJ constate pas moins de six manquements aux règles de la Santé publique.

En vertu de la Loi sur les permis d’alcool, la Régie peut « révoquer ou suspendre un permis » si l’établissement visé « n’est pas conforme aux normes prescrites par une loi sur la sécurité, l’hygiène ou la salubrité dans les édifices publics ».

Elle peut aussi imposer une amende maximale de 100 000 $.

« Cette pandémie constitue une menace réelle et grave à la santé et à la vie de la population », note la RACJ dans l’exposé des motifs de la convocation.

Quand notre Bureau d’enquête l’avait joint au téléphone en septembre 2020, Michel Imad avait déclaré : « Vous vous êtes trompé de restaurant [...]. Toutes les mesures ont été respectées. »

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Tabac sans autorisation

Lors de son passage devant les autorités, le proprio du Lordia devra également s’expliquer concernant des infractions alléguées à la loi qui encadre la vente de tabac.

En effet, lors d’une visite au restaurant en juillet 2020, des policiers y ont saisi « 1181 grammes de molasse à chicha avec tabac » qui étaient contenus dans « 53 têtes de pipes à chicha ».

Or, « l’établissement ne fait pas partie des lieux reconnus par le Ministère [...] à titre de salon de cigares où il est possible de fumer la chicha », lit-on dans l’avis de convocation.

– Avec Andrea Valeria

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