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[VIDÉO] Débat électoral: Gosselin rattrapé par les déclarations d’un candidat climatosceptique

Le chef de Québec 21 mis sur la défensive au sujet du climat

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Lors d’un débat électoral entre les principaux candidats à la mairie de Québec, Jean-François Gosselin, chef de Québec 21, a été mis sur la défensive, hier, après les déclarations à saveur climatosceptique d’un candidat de son parti qui le conseille sur son projet de métro léger. 

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Les propos de Claude Duplessis, ingénieur en géologie et candidat de Québec 21 dans Saint-Louis–Sillery, ont été exhumés dans l’édition de lundi du Journal. M. Duplessis a notamment affirmé, sur les réseaux sociaux, que l’être humain a peu d’emprise sur le climat, que l’ONU est infiltrée par Greenpeace et que la jeune militante écologiste Greta Thunberg est « instrumentalisée par les gens ».

« Vous avez parlé de votre candidat, M. Duplessis, qui est ingénieur. Est-ce que c’est lui aussi qui dit que votre projet [de métro léger] est écologique ? Parce qu’on a appris cette semaine que M. Duplessis est climatosceptique. Il ne croit pas dans les changements climatiques », s’est étonnée Jackie Smith, cheffe de Transition Québec.

Photo Stevens Leblanc

Un scientifique « qualifié »

M. Gosselin a alors soutenu que son candidat est « un ingénieur, membre de l’Ordre des ingénieurs du Québec, ingénieur en géologie. C’est quelqu’un de qualifié. C’est un scientifique lui-même ».  

Après le débat, lors d’une mêlée de presse particulièrement houleuse, le chef a convenu que M. Duplessis est un de ses conseillers pour son projet de transport VALSE. « Oui. On a un paquet de conseillers, d’ingénieurs, des gens qui travaillent à l’élaboration du projet. Évidemment, la qualité de la roche, il [M. Duplessis] la connaît très bien », l’a-t-il défendu. 

Il s’est ensuite demandé si « on peut parler d’environnement et poser des questions sans se faire taxer d’être climatosceptique ». 

Des attaques qui fusent

Loin d’être convaincus, les adversaires de M. Gosselin ont alors lancé une salve d’attaques. Jackie Smith a même affirmé que M. Gosselin devrait immédiatement exclure son candidat. « Le fait que M. Duplessis est climatosceptique remet tout en question [à savoir] si le projet de métro est véritablement écologique », a-t-elle dégainé. 

Marie-Josée Savard, cheffe d’Équipe Savard, a posé cette question : « Est-ce que M. Duplessis a fait un test au niveau de tous les sols le long du tracé du métro de M. Gosselin ? De dire qu’il y a du roc à la grandeur de la ville, je ne sais pas où M. Gosselin, ou son spécialiste, a pris cette information-là ».

Photo Stevens LeBlanc

Qualifiant M. Duplessis de « négationniste », Jean Rousseau, chef de Démocratie Québec, s’est attaqué à « la crédibilité » de Québec 21. « Les positions de M. Gosselin en environnement ne valent que dalle », a-t-il fait valoir. 

Pour Bruno Marchand, chef de Québec Forte et Fière, cette situation illustre à quel point le projet de métro « manque grandement de crédibilité et de rigueur ». 

Les cinq principaux candidats à la mairie de Québec ont croisé le fer, hier matin, lors d’un débat organisé par l’organisme de gens d’affaires Axe Lebourgneuf. À l’avant-plan, le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin, qui a dû défendre son candidat dans Saint-Louis–Sillery.
Photo Stevens Leblanc
Les cinq principaux candidats à la mairie de Québec ont croisé le fer, hier matin, lors d’un débat organisé par l’organisme de gens d’affaires Axe Lebourgneuf. À l’avant-plan, le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin, qui a dû défendre son candidat dans Saint-Louis–Sillery.

Photo Stevens Leblanc

Photo Stevens Leblanc

Visionnez ci-haut le débat des chefs.

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