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La réalisatrice Jane Campion a charmé les festivaliers

La cinéaste a donné une classe de maître jeudi au Festival du nouveau cinéma

film The power of the dog
Photo Chantal Poirier Généreuse et rayonnante, la réalisatrice Jane Campion a partagé sa passion du cinéma avec les cinéphiles montréalais.

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De la grande visite, jeudi, au Festival du nouveau cinéma : la célèbre cinéaste néo-zélandaise Jane Campion a fait un saut à Montréal pour présenter en première québécoise son nouveau film, Le pouvoir du chien, mais aussi pour offrir une classe de maître aux cinéphiles.

Pendant une bonne heure, jeudi après-midi, Jane Campion a captivé et souvent fait rire les festivaliers rassemblés dans le Cinéma Impérial. Questionnée sur scène par la journaliste Claudia Hébert, la réalisatrice de 67 ans est revenue sur certains moments importants de sa carrière, dont sa Palme d’or, remportée à Cannes en 1993, pour son classique La leçon de piano

Cette année-là, Jane Campion avait marqué l’histoire en devenant la première femme cinéaste à remporter le prix le plus prestigieux du Festival de Cannes. Il aura fallu attendre 28 ans avant que la Française Julia Ducournau (Titane) devienne l’été passé la seconde réalisatrice à décrocher une Palme d’or. 

« Au début, j’étais très reconnaissante d’être la première femme à remporter ce prix. Mais après un certain temps, j’ai été un peu honteuse de voir que c’était toujours des hommes qui le gagnaient, a souligné jeudi Jane Campion. 

« J’étais donc très heureuse de voir Julia remporter le prix et je suis très excitée de voir que les choses changent enfin. »

Une sortie sur Netflix

Plus tôt dans la journée, Jane Campion s’est prêtée à l’exercice de la conférence de presse avec les médias montréalais. Flanquée du producteur québécois Roger Frappier, qui a co-produit Le pouvoir du chien (The Power of the Dog), la cinéaste est revenue sur la genèse du film, disant avoir eu un coup de foudre pour le roman de Thomas Savage, qui est à la base du long métrage.

« J’ai toujours eu du mal à trouver des romans qui m’accrochent vraiment. Mais celui-ci est vraiment venu me chercher. Après l’avoir lu, je n’arrêtais pas d’y penser », a-t-elle confié.

Tourné en 2020 en Nouvelle-Zélande avec un budget de plus de 30 millions de dollars, Le pouvoir du chien met en vedette Benedict Cumberbatch et Jesse Plemons dans les rôles de deux frères aux caractères opposés qui gèrent leur ranch familial, dans le Montana des années 1930. Lancé le mois dernier à la Mostra de Venise, le film sortira sur Netflix le 1er décembre prochain, après avoir pris l’affiche dans quelques salles de cinéma deux semaines plus tôt. 

Jane Campion admet avoir hésité avant d’accepter de s’associer à Netflix pour la sortie de son nouveau long métrage. Comme tous ses pairs cinéastes, elle préfère que son film soit vu sur grand écran. 

« C’était une décision difficile à prendre, dit-elle. Mais Netflix était le seul distributeur qui était prêt à nous donner l’argent dont on avait besoin pour finaliser le tout. En ce moment, je profite autant que possible de la chance que j’ai de pouvoir présenter mon film sur grand écran dans des festivals. Mais je suis aussi reconnaissante que les gens de Netflix donnent l’opportunité aux cinéastes avec lesquels ils travaillent de sortir leurs œuvres en salle pendant quelques semaines avant de les mettre en ligne sur leur plateforme. »