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L’absence de croisiéristes fait mal aux commerçants du Petit Champlain

Petit Champlain
Photo Simon Baillargeon Le quartier Petit Champlain tourne un peu plus au ralenti sans les milliers de croisiéristes qui débarquent habituellement à ce temps-ci de l’année. Mardi, un bon nombre de touristes ont profité de la belle journée pour visiter le secteur.

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L’absence de milliers de croisiéristes dans les rues du quartier Petit Champlain pour une deuxième année consécutive fait à nouveau mal aux commerçants du secteur, qui peuvent se consoler avec la présence de touristes ontariens, américains et même européens pour « sauver les meubles ». 

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L’an dernier, c’est un peu plus de 20 000 croisiéristes qui devaient fouler les rues du quartier historique lors de la première fin de semaine du mois d’octobre. Sans la pandémie, il est permis de croire qu’un nombre sensiblement similaire aurait pu prendre d’assaut le populaire quartier historique de Québec. 

« C’est sûr et certain que ce sont des milliers de personnes qui ne sont pas là. [...] C’est vraiment une grosse différence sur les revenus. Jusqu’à la fête du Travail, on est passé de revenus presque aussi bons qu’en 2019 à rien ou presque rien », constate la directrice de la Coopérative du quartier Petit Champlain, Sandra Turgeon. 

Si les affaires sont meilleures qu’en 2020, 2021 reste loin d’une année dite normale. « C’est à peu près 50 % moins bon qu’en 2019, grosso modo, si on fait une moyenne de tout le monde », estime-t-elle. 

« Notre Noël » 

Généralement, « septembre et octobre sont comme notre Noël », soupire Annie Girard, propriétaire depuis 25 ans de la boutique Scrupules---, pour souligner l’importance capitale des touristes arrivant de ces géants des mers. 

Les touristes ontariens et les Québécois ont permis d’éviter le pire. L’arrivée des Américains à la suite de la réouverture de la frontière avec le Canada à la mi-août était aussi attendue. « Sans eux, c’est très difficile », ajoute-t-elle. 

« C’est mieux qu’en 2020, mais ce n’est vraiment pas un gros achalandage », rapporte pour sa part Sandrine Grenier, copropriétaire de la bijouterie Le Forgeron d’or, située à quelques pas du funiculaire.  

Preuve que le ciel n’est pas garni que de nuages noirs au-dessus du quartier, Mme Grenier a choisi de renouveler son bail pour cinq ans dans le Petit Champlain, ayant bon espoir que les affaires seront encore meilleures l’an prochain. 

« Je m’attends à ce que ça reparte [les croisières]. Pas aussi fort que ce l’était, mais au moins qu’il y ait quelques bateaux. » 

Plusieurs autres commerçants rencontrés par Le Journal ont aussi noté une baisse des affaires d’environ 50 %. Un autre a toutefois rappelé qu’il n’a eu besoin que des cinq premiers jours de ce mois d’octobre pour égaler ses ventes du mois d’octobre 2020. 

Reprise attendue  

Le gouvernement canadien a autorisé la reprise des croisières internationales au pays le 1er novembre prochain. Cette date est trop tardive pour accueillir des bateaux dès cet automne, mais les commerçants du coin peuvent espérer leur retour l’an prochain. 

Le Port de Québec n’est pas encore prêt à se prononcer sur la prochaine saison. Le directeur des affaires publiques au Port de Québec, Frédéric Lagacé, a cependant rappelé que la saison des croisières dans la Vieille Capitale débute généralement en mai. 

Privés d’une vraie manne  

2018  

  • 230 940 croisiéristes à l’intérieur de 155 navires       

2019  

  • 236 711 croisiéristes à l’intérieur de 148 navires       

2020  

  • 0 : 242 767 croisiéristes à l’intérieur de 157 navires auraient dû débarquer à Québec      

► En 2020, un peu plus de 20 000 passagers étaient attendus seulement pour la première fin de semaine d’octobre 

Source : Port de Québec

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