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Pénurie d'infirmières: «Les renforts s’en viennent», assure Dubé

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«Les renforts s’en viennent», assure le ministre de la Santé, Christian Dubé, même si sur les 4300 infirmières recherchées, moins du quart des postes ont été comblés en date d’aujourd’hui.

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«Ce matin, je suis excessivement encouragé», a déclaré en point de presse le ministre Dubé.  

Depuis que le gouvernement a annoncé des bonis de 12 000$ pour ramener des infirmières dans le réseau public, il y a deux semaines, 1007 postes à temps complet ont été comblés.  

Du lot, le ministre Dubé compte 720 postes à temps partiel qui ont été rehaussés à temps plein.  

Dans les faits, le réseau de santé a procédé à 231 nouvelles embauches, souvent d’infirmières qui travaillaient dans le secteur privé. Les CISSS et les CIUSSS ont aussi réussi à sortir 56 infirmières de la retraite.  

À cela s’ajoutent 1900 autres candidats ou candidates qui sont actuellement en négociations pour venir prêter main-forte.   

  • Écoutez le journaliste Alexandre Dubé avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:   

«Ça augmente à toutes les heures», s’est réjoui le ministre de la Santé. 

«C'est encourageant, et ça va éviter que certains services soient réorganisés dans d'autres hôpitaux», a plus tard commenté le premier ministre François Legault, au Salon bleu. 

Moins de temps supplémentaire

M. Dubé a bon espoir d’atteindre la cible qu’il s’est fixée, même si près des trois quarts des postes ont été pourvus par des rehaussements, c’est-à-dire en offrant des postes à temps complet à des infirmières à temps partiel qui effectuaient déjà du temps supplémentaire. «Ça n’amène pas de nouveaux bras dans le réseau, ces 720 postes-là», a réagi le vice-président de la FIQ, Patrick Guay. 

«Elles veulent des postes à temps plein pour arrêter de faire du temps supplémentaire», s’est défendu le ministre, qui est convaincu que ces 720 conversions de postes permettront d’enlever de «la pression sur le temps supplémentaire obligatoire», qui a poussé plusieurs infirmières à quitter le navire. 

«Quand on vous a dit il y a deux semaines qu’on cherchait 4000 infirmières, ça incluait le rehaussement», a expliqué M. Dubé. 

«Si le ministre veut vraiment attirer du monde dans le réseau, il faut qu’il annonce une bonne fois pour toutes la fin du temps supplémentaire obligatoire comme mode de gestion», a soutenu pour sa part M. Guay. 

Vaccination obligatoire

Le ministre de la Santé a également qualifié «d’irresponsable» la sortie effectuée jeudi par les syndicats et par le Parti Québécois pour demander le report de la vaccination obligatoire des travailleurs de la santé au-delà du 15 octobre. 

«On va garder le cap sur la vaccination obligatoire. [...] Je rappelle que c’est une recommandation formelle de la Santé publique. [...] On va être fermes sur le 15 octobre», a signalé M. Dubé. 

Il s’est engagé à dévoiler, d’ici là, un plan de contingence pour rassurer la population face à d’éventuels bris de services, que le gouvernement préfère aborder sous forme de réorganisations planifiées. Les partis d’opposition reprochent au gouvernement de trop tarder à dévoiler son plan. 

Dans l’attente, un tableau de bord permettant aux patients d’avoir un aperçu de la situation dans différents établissements a, notamment, été mis en ligne sur Internet

En date d’aujourd’hui, 3487 infirmières ne sont toujours pas adéquatement vaccinées, dont 2062 qui n’ont reçu aucune dose, rapporte le ministère de la Santé. 

Dans l’ensemble du réseau, on parle de 27 051 travailleurs de la santé non adéquatement vaccinés, dont 15 607 qui n’ont toujours pas reçu de première dose. 

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