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Honte aux syndicats de la santé

Honte aux syndicats de la santé
AFP

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J’ai été surprise et choquée, cette semaine, d’entendre les syndicats défendre bec et ongles leurs membres non vaccinés, accusant indirectement le ministre Christian Dubé de contribuer à accentuer les bris de services du système de santé en exigeant la vaccination du personnel dès le 15 octobre. Désolée, mais les seules personnes à blâmer, ce sont les travailleurs de la santé qui refusent le vaccin.

Il a été prouvé que les vaccins contre la COVID-19 sont très efficaces pour prévenir les maladies graves, les hospitalisations et les décès dus à la COVID-19, y compris contre les variants préoccupants Alpha et Delta. Aux dernières nouvelles, une personne non vaccinée avait 28 fois plus de risque d’être hospitalisée si elle était infectée. De plus, les personnes non vaccinées sont plus susceptibles de transmettre le virus que les vaccinées.

L’expression «cordonnier mal chaussé» s’applique très bien ici. Il est difficile d'imaginer qu’un travailleur de la santé, qui est à même de constater les conséquences de la COVID-19 depuis le début de la pandémie, refuse de se protéger, de protéger ses collègues et ses patients. Pire, en étant plus à risque d’être hospitalisées, ces personnes peuvent contribuer à encombrer davantage nos urgences. 

Est-ce vraiment le type de travailleurs de la santé que nous souhaitons avoir? Normalement, on s’attend à ce que les personnes qui nous soignent soient affables, portées vers l’autre, toujours prêtes à aider, et non pas des gens qui ne pensent qu’à leur propre personne.

Par ailleurs, je tiens à saluer le Collège des médecins du Québec, qui, plutôt que de défendre ses médecins non vaccinés, appuie la décision du gouvernement. Il suspendra les permis d’exercice des médecins et résidents non adéquatement vaccinés dès le 15 octobre, jusqu’à ce qu’ils régularisent leur situation. Les autres ordres professionnels du domaine de la santé devraient en faire autant.

Depuis le temps qu’on en parle, depuis le temps qu’on peut constater les bienfaits du vaccin, je pense que nos soignants avaient toute l’information pour les convaincre du bien-fondé d’être vacciné. 

Cela dit, si, à la date butoir du 15 octobre, le manque de ressources était à ce point criant dans certaines régions, je serais ouverte à ce que le ministre de la Santé fasse preuve de souplesse uniquement pour les personnes qui auront au moins pris la peine d’aller chercher leur première dose. Elles pourraient passer des tests quotidiens à leurs frais, le temps de recevoir leur deuxième dose.

Pour convaincre les autres, le défi sera grand. Il faudra que le gouvernement rappelle les avantages de la vaccination versus les tests quotidiens. En ce moment, il y a beaucoup de désinformation à ce sujet.