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Combattre le «ça ne me tente pas»!

Scared young woman on dark background. Concept of harassment
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Pour plusieurs d’entre nous, hélas, le retour à cette « vie normale » tarde à revenir. Après avoir traversé toute une gamme d’émotions, de défis et de questionnements, nous voilà coincés dans un état léthargique, dans des états d’âme un peu neutres, que l’on pourrait dire sans saveur.

Nombreux sont ceux et celles qui l’affirment : « Je n’ai pas envie de sortir, de voir du monde », ou « C’est donc ben plate, non ? », ou encore « Je ne me sens pas comme avant ». 

Nos humeurs aussi sont loin du retour à la « normale ». Malgré l’assouplissement relatif des mesures sanitaires et la possibilité de reprendre plusieurs activités sociales, pourquoi nous sentons-nous toujours aussi ternes ? Pourquoi l’idée d’une fête de famille autrefois si attendue peut-elle désormais être sans attrait, voire un fardeau ? Comment se fait-il que l’invitation pour assister à un spectacle ne résonne plus comme avant ? Qu’advient-il de nos envies et de nos propensions à se mettre en action ? Est-ce que l’on aurait trop pris goût au confort de nos salons ?

Plaisirs désactivés ou abandonnés

Le contexte pandémique a contribué à nous déconditionner de nos plaisirs antérieurs. Comme si nous étions maintenant « reprogrammés », habitués à anticiper des journées qui se ressemblent, les unes aux autres. Nous avons appris à nous passer d’éclats et autres permissions qui modulent le quotidien à un point où l’on pourrait croire que ce n’est plus nécessaire, que nous n’en avons plus besoin. On peut donc penser – à tort – qu’il n’est pas utile ou pertinent de nous mobiliser pour une activité : nous voilà déshabitués. Mais attention, les impacts de ce repli ne sont pas négligeables sur nos humeurs et ne sont pas étrangers à ce que l’on ressent aujourd’hui. 

À qui la faute ?

Ce n’est pas nécessairement parce qu’on manque de motivation ou d’énergie que nos envies s’effritent, mais plutôt parce que nous ne voyons plus les avantages, trop lointains, de certains plaisirs. Nos prédictions d’un futur rapproché s’appuient beaucoup, qu’on le veuille ou non, sur notre vécu récent et notre état d’esprit du moment.

L’appétit vient en mangeant

Force est de constater qu’avec le déconfinement, le reconditionnement ne vient pas naturellement. Les premiers coups de pédales sur le vélo sont les plus difficiles ! Et moins on y va, moins on a envie d’y aller. Cependant, une fois la vitesse de croisière atteinte, il est beaucoup plus facile de maintenir le rythme ! C’est donc un pas à la fois que l’on arrive à retrouver la cadence. Il faut se donner la chance, voire provoquer des moments pour se remettre en action. Ainsi, il sera possible de vaincre cet état de langueur qui s’est installé. 

L’action engagée

On l’admet, ce n’est pas chose facile que de se réactiver socialement. Pourquoi ne pas y aller une sortie à la fois et réapprivoiser, doucement, la remise en action ? Que ce soit une sortie entre amis ou une activité familiale, s’exposer et se réengager permet, ensuite, de revivre et de redécouvrir les bénéfices personnels de tels engagements. Même s’il en coûte en énergie dans un premier temps, ces moments nous redynamisent et bâtissent des souvenirs et des repères d’autant plus stimulants. 

Permettez-vous de choisir une activité en fonction de vos désirs, vos valeurs et vos intérêts. Puis, allez-y ! Priorisez ce que vous souhaitez faire, ce qui vous anime le plus. 

Miser sur les relations

Rappelons-le, les contacts humains et les relations jouent un rôle fondamental dans le bonheur. Partager des histoires (même plates !), nos joies, nos peines lors d’une activité en plein air ou culturelle est absolument bénéfique pour se sentir engagé, se sentir revivre d’une certaine façon. 

Trop, c’est comme pas assez

L’idée ici n’est pas de se relancer à fond de train et de remplir nos agendas comme ce pouvait être le cas avant la pandémie. Il est bien vrai qu’avec le recul, ce temps d’arrêt nous aura permis d’épurer, voire d’éliminer certains engagements ou certaines activités pour lesquelles nous n’avions plus d’intérêt. Tant mieux ! Voilà une occasion unique de nous réengager et d’envisager des activités qui collent à nos valeurs et à nos désirs, qui nous permettront de reprendre un rythme qui convient réellement, à chacun de nous.