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Dans l'univers musical de Matthieu Pepper

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Sébastien Dorion

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Malgré l’arrêt des spectacles en salle, l'humoriste-scénariste eustachois Matthieu Pepper n’a pas chômé au cours de la dernière année et demie.

Image: Sébastien Dorion

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Celui qui enchaîne les projets télé à une vitesse folle exerce aussi son métier de comique sur les ondes de CKOI. Et l'on ne compte plus le nombre de séries web auxquelles il a participé. 

D'ailleurs, la série qu’il a écrite et dans laquelle il joue, Entre deux draps, a remporté le Gémeaux de la meilleure série humoristique.

Derrière la bouille sympathique et la tendre bonhomie de Matthieu Pepper se cache une authentique sensibilité. Une sensibilité qui se transpose à fond dans son écoute de la musique. 

Tu as recommencé les shows sur scène. Avais-tu peur d'être rouillé?

Oui. Hier j'ai joué dans un événement. Je me disais: «Ça fait un bout que j’ai pas fait de show.» Ça ne m'était jamais arrivé. Avant, je faisais 6 ou 7 shows par semaine. J'étais tout le temps en show. J'arrivais et j'avais peur d’avoir perdu la petite magie. Finalement ça se passe super bien. 

Fais-tu moins de shows quand tu travailles sur des projets tels que Entre deux draps?

Cet automne, honnêtement, pour ma santé mentale, avec les tournages, la radio, les autres projets d'écriture, je me suis dit: «On va doser...» Je vais au Bordel de temps à autre ou dans les soirées à gauche à droite. J’en fais un peu moins pour l’instant mais ça reste une de mes priorités. 

Très jeune, tu voulais faire de la scène. Mais était-ce seulement pour l'humour que tu voulais monter sur scène?

Oui. Il y avait le théâtre qui m'impressionnait bien. Mais pour moi c’était carrément une autre vie. Le théâtre dans ma tête, c’était très noble. On n’allait pas beaucoup voir de théâtre quand j’étais jeune. À un moment donné mon père m’a emmené voir une pièce. Je m’étais dit: «Ah ok! Ça peut être hot

Qu’écoutaient tes parents comme musique?

Mon père, c'était Ginette Reno, Diane Dufresne, Josh Groban, Céline Dion. À toutes les fins de semaine on arrêtait au Wal-Mart ou dans un centre d’achats où il y avait un magasin de disques et mon père achetait un CD québécois. Après ça, il achetait du blues, du jazz. 

Ma mère c’était Aznavour dans l’tapis! Elle capotait sur Charles Aznavour. Ça fait que moi aussi je suis un grand grand fan. 

Les autres membres de ta famille t’ont-ils influencé musicalement?

Ah oui! J'ai découvert les Spice Girls et les Backstreets Boys parce que ma sœur écoutait ça. 

J’étais groupie des Backstreets Boys. Et je ne savais même pas pourquoi. (Rires) 

Après ça ma sœur a eu une passe métal. Elle trippait sur Serj Tankian qui était dans System Of A Down. J’ai eu une passe System of a Down. 

Après ça, j'ai eu une grosse passe du rap. J’écoutais Eminem. Mon style vestimentaire n’était pas clair. 

Quand tu écris, écoutes-tu de la musique?

Je l’ai fait un peu mais ça dépend surtout des moods. Le soir, j’écoute beaucoup de classique. J’écoute beaucoup Alexandra Stréliski, Chilly Gonzales, Jean-Michel Blais en écrivant. 

En tant qu’humoriste, envies-tu certains aspects de la vie de musicien?

Souvent j’y pense. Moi je ne pourrai jamais faire vivre cette panoplie d'émotions. Quand les shows vont repartir, j'aimerais beaucoup aller voir Daniel Bélanger. Je sais que je vais pleurer. J’ai été voir Céline un peu avant la pandémie. Telle toune me rappelait mon père, telle toune me rappelait quand j’étais jeune. Ça m’émeut. 

C’est pour ça que j’ai besoin de faire de la télé et éventuellement du cinéma parce que j'ai envie d'aller toucher à ces émotions-là aussi. Je trouve que la musique c’est tellement puissant. 

Quand tu as commencé en humour, avais-tu une chanson spécifique pour entrer sur scène?

Oui, c'était Si ton cœur bat de Laurence Nerbonne. (Chantant) «Et si ton cœur bat avec moi / S'il bat au rythme de mes pas...» 

Avec quel humoriste t’entends-tu le mieux musicalement?

J’ai pas le choix de dire Sam Breton. Lui et moi on est durs à battre. En char, nos choix sont souvent quétaines. Je sais pas s’il serait d’accord avec cette appellation. (Rires) On se challenge. Des fois, on va s’appeler et on va juste lancer trois lignes... (Chantant) «Nous sommes les mêmes...» pour voir s’il est capable de la compléter. Toutes les tounes que je chante, Sam les connaît. 

Il y a Guillaume Pineault aussi parce que j’ai fait beaucoup de route avec lui. Je capote sur Léonie Gray en ce moment. Elle vient de sortir son single. Pineault m’a écrit pour me l’envoyer... 

Le premier album que tu t’es acheté, c'était quoi?

Les Colocs. Parce que ça jouait chez nous mais je voulais le mien. Je me rappelle d’avoir demandé le CD. J’avais aussi demandé l’album de Daniel Bélanger à mon père. Il capotait sur Sèche tes pleurs. Dans le char, j’arrivais avec ça et mes François Pérusse quand on faisait de la route. Je suis un gros fan de François Pérusse. 

Et le prochain spectacle que tu vas aller voir?

Juste avant la pandémie, j’étais supposé aller voir Elton John. J’avais acheté ces billets-là un peu en boisson. Mais c’est sûr que je vais aller voir Les Louanges. Je l’ai vu à Osheaga il y a 2 ans et j’ai capoté. 

Pour suivre ses activités, rendez-vous sur le site web de Matthieu Pepper.

Écoutez sa liste de lecture.

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