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Metroid Dread: comme dans le bon vieux temps

1009 WE - metroid
Photo courtoisie, Nintendo

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Samus Aran est de retour. Et même 25 années après ses premières aventures, elle n’a pas pris une seule ride. À preuve, elle livre avec Metroid Dread sa plus excitante, enivrante et satisfaisante mission en carrière. 

On retrouve aujourd’hui l’héroïne de la célèbre saga vidéoludique comme on renoue avec un vieil ami. Il y a ce sentiment de confort et de familiarité instantané, même si on n’avait pas pris les commandes de Samus Aran depuis une bonne quinzaine d’années. 

Car on l’avoue d’entrée de jeu : on a consacré des centaines d’heures à explorer l’univers de Metroid à travers les années 1990. S’il a certainement évolué au fil des décennies, son essence, elle, est demeurée intacte. Ce constat s’impose dès les premières minutes de Metroid Dread, arrivé en magasins hier. 

Nouvelle mission

Cette fois-ci, la chasseuse de primes est dépêchée sur la planète lointaine ZDR avec pour mission d’investiguer une transmission étrange. Une fois sur place, bien évidemment, rien ne se passe comme prévu. Prisonnière d’un labyrinthe souterrain peuplé de créatures horrifiques, de robots meurtriers et de monstres sanguinolents, elle devra se frayer un chemin jusqu’à la surface. La planète, le joueur le découvrira, est de prime abord hostile et son terrain, aride. Car Samus Aran amorce l’aventure sans grandes ressources ni habiletés, ces dernières lui ayant été dépouillées à son arrivée sur ZDR. Ce n’est qu’au fil du temps et, surtout, après moult efforts qu’elle reprendra ses capacités normales. Entre-temps, on doit s’armer de patience.

1009 WE - metroid
Photo courtoisie, Nintendo

En ce sens, Metroid Dread n’est pas un jeu facile – loin de là même – autant pour les experts que pour les novices. On se butera durant les premières heures à des impasses et des mécanismes impossibles à activer avant d’avoir les bonnes ressources. Ça, ça peut devenir fâchant. Mais la persévérance des joueurs est récompensée à force de combats effarants et affronts titanesques qui redonnent à chacun une dose de motivation à poursuivre l’aventure plutôt qu’à l’abandonner. 

Retour aux sources

Si Metroid Dread reprend ici la formule classique d’antan – une enfilade de plateformes au rendu bidimensionnel –, il réussit à y instiller un fort parfum de modernité. Avec sa facture visuelle particulièrement léchée, détaillée et somptueuse, ses créateurs ont réussi à maintenir l’équilibre parfait entre le rétro et le contemporain. Un petit bémol cependant : les commandes sont parfois complexes à effectuer. On a développé des crampes aux mains à essayer de réaliser certaines manœuvres plus complexes. 

Et finalement, un conseil d’ami : le jeu permet de disperser des marqueurs personnalisés sur la carte des régions. Ne les ménagez pas. Ils vous sauveront de nombreuses minutes – et maints soupirs – lorsque vous tenterez de retracer votre chemin vers certains lieux à revisiter.   


Metroid Dread  

★★★★1/2 

Maintenant disponible sur Nintendo Switch