/entertainment/movies
Navigation

«The Rescue»: Entre héroïsme et folie

«The Rescue»: Entre héroïsme et folie

Coup d'oeil sur cet article

Difficile de ne pas rester rivé devant l’écran en revivant cet étonnant sauvetage. 

En 2018, une équipe de jeunes footballeurs se retrouve coincée dans une grotte souterraine en Thaïlande. Le monde entier retenait son souffle jusqu’au sauvetage épique deux semaines plus tard. Aujourd’hui, le documentaire «The Rescue» montre non seulement la manière dont ont travaillé les secouristes, mais il soulève surtout une réflexion sur ce qui pousse des hommes et des femmes à se mobiliser pour en sauver d’autres.

Les cinéastes Elizabeth Chai Vasarhelyi et Jimmy Chin, désormais mariés, se spécialisent dans les documentaires sur l’extrême, leur «Free Solo» ayant remporté l’Oscar en 2019. Pour documenter le sauvetage, cette équipe de joueurs de soccer, composée d’enfants, est partie à la rencontre des principaux intervenants, responsables du sauvetage si bien que Rick Stanton, ancien pompier devenu plongeur spécialisé dans les cavernes souterraines, devient le point central de ce documentaire prenant.

Des entrevues passionnantes nous permettent de découvrir John Volanthen, le détenteur de record de plongées spéléologiques, et le docteur Richard Harris, qui «invente» la solution pour parvenir à faire sortir les enfants du réseau de grottes qui les retient prisonniers – ils seront endormis, le trajet étant impossible à effectuer sinon.

On voit également le témoignage d’Amp Bangngoen, une infirmière thaïlandaise qui sert aussi de traductrice.

On assiste, impuissant, aux évaluations des forces spéciales thaïlandaises et des experts australiens, aux bulletins météorologiques annonçant de la mousson – qui rendent inévitable la noyade de la douzaine des membres de l’équipe. Et on suit, médusé, les différentes étapes de l’organisation du sauvetage qui a requis la collaboration d’environ 10 000 personnes.

Bien qu’on sache parfaitement comment s’est terminée l’opération, «The Rescue» parvient néanmoins à nous garde en alerte devant notre écran, comme si on n’avait pas suivi les événements il y a trois ans, en juin et juillet 2018. Et on demeure stupéfait, presque incrédule, de tant d’héroïsme – et aussi de folie – de la part des sauveteurs.

  • Note : 4 sur 5