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Indian Wells: Bianca Andreescu déjà éliminée

Bianca Andreescu s’est fait montrer la porte de sortie lundi par Anett Kontaveit, à Indian Wells.
Photo AFP Bianca Andreescu s’est fait montrer la porte de sortie lundi par Anett Kontaveit, à Indian Wells.

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Championne contre toute attente à Indian Wells il y a deux ans, la Canadienne Bianca Andreescu est encore loin de présenter le tennis qui lui a permis de se faire un nom sur la WTA.

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Brouillonne, inconstante, la joueuse de 21 ans a baissé pavillon 7-6 (5) et 6-3 face à l’Estonienne Anett Kontaveit, 18e favorite en Californie, lundi au troisième tour. 

Classée 16e tête de série à Indian Wells, Andreescu demeurait la tenante du titre compte tenu de l’annulation du tournoi, l’an dernier, en raison de la pandémie. 

La Canadienne avait remporté ses huit premiers matchs en carrière à Indian Wells, dont sa rencontre de deuxième tour face à l’Américaine Alison Riske samedi (Andreescu profitait d’un laissez-passer en première ronde). 

Mais beaucoup de choses ont changé pour l’Ontarienne entre cette saison 2019 couronnée de succès, au cours de laquelle elle avait aussi remporté la Coupe Rogers de Toronto et les Internationaux des États-Unis, et cette année. 

Pas son meilleur tennis

Lundi en a encore été la preuve, puisqu’Andreescu n’a pas été en mesure de varier le jeu comme elle a en déjà eu l’habitude. 

« Je n’ai pas joué mon meilleur tennis. Mais je devais me battre avec ce que j’avais. Les conditions étaient difficiles [lundi], avec le soleil et le vent », a analysé la 21e joueuse au monde. 

Contrairement à l’Ontarienne, Kontaveit connaît du succès dernièrement. Après une séquence creuse au cours de laquelle elle a perdu cinq matchs de suite, la joueuse de 25 ans a remporté deux titres en deux mois, à Cleveland et à Ostrava.

Des performances qui lui ont permis d’atteindre le 20e rang mondial, non loin du 14e échelon, son meilleur classement en carrière, qu’elle a occupé en 2019. 

« Je ne pense pas qu’Anett ait joué son meilleur tennis elle non plus, mais elle a été la meilleure joueuse », a concédé Andreescu. 

Dur au service

En effet, ce ne fut pas un grand match de part et d’autre. Les deux joueuses ont peiné au service : la Canadienne a concédé 10 balles de bris à sa rivale, qui en a concrétisé cinq. 

À l’opposé, Andreescu a réussi le bris quatre fois en six occasions, notamment au cours d’un long jeu alors que l’Estonienne était au service à 5-4, au premier set. 

Les deux athlètes se sont échangé leurs services au début de la seconde manche. La championne en titre a été la première à conserver le sien, si bien qu’elle a mené 3-1. 

Mais les espoirs de remontée ont vite été anéantis par son jeu trop erratique. Andreescu a notamment cédé sur une deuxième balle complètement ratée à 4-3 et Kontaveit n’a plus jamais tiré de l’arrière. 

Plus d’entraînement ?

Il s’agit d’un troisième revers en autant de matchs pour la joueuse de l’unifolié face à l’Estonienne, qui l’avait déjà battue plus tôt cette année sur le gazon d’Eastbourne. 

Mais ce revers s’ajoute surtout à la liste des performances décevantes d’Andreescu au cours des derniers mois, qui comporte notamment des défaites d’entrée de jeu à Wimbledon, à Cincinnati et à Chicago. 

Si bien que l’ex-numéro 4 mondiale, qui a dégringolé au classement récemment, ne sait pas ce qu’elle fera du reste de la saison. Elle n’exclut pas de passer plus de temps à l’entraînement. 

« J’ai différentes pensées, différentes opinions. Je pense que je dois passer plus de temps sur le court à peaufiner des aspects de mon jeu sur lesquels je travaille », a-t-elle soulevé. 

C’est aussi fini pour Shapovalov  

Denis Shapovalov, 9e favori
Photo AFP
Denis Shapovalov, 9e favori

La séquence difficile de Denis Shapovalov s’est poursuivie lundi à Indian Wells. Il s’est incliné dès le troisième tour face au Russe Aslan Karatsev, 19e favori, en deux manches de 7-5 et 6-2. 

Depuis Wimbledon, où il a atteint sa première demi-finale dans un tournoi majeur, le joueur de 22 ans a encaissé six revers en 10 matchs sur le circuit ATP.  

Certes, le 13e mondial faisait face à un adversaire potentiellement dangereux, lundi. À 28 ans, Karatsev connaît de loin la meilleure saison de carrière. 

Aux Internationaux d’Australie, en début d’année, le Russe avait surpris la planète tennis en atteignant la demi-finale après s’être sorti du tableau des qualifications. 

Il avait fallu le Serbe Novak Djokovic, numéro 1 mondial, pour stopper le parcours du vétéran, qui n’avait encore jamais été classé dans le top 100. 

Plus opportuniste

Maintenant 23e mondial, son meilleur classement à vie, Karatsev s’est montré plus opportuniste que son jeune rival lundi, neuvième favori. 

Il a notamment réussi le bris trois fois en neuf occasions, alors que « Shapo » n’a pas été en mesure de concrétiser la seule chance de briser qui lui a été offerte. 

Et ce, même si l’Ontarien a montré de meilleures statistiques sur certains aspects de son service : 12 as, contre aucun pour le Russe, et 60 % de première balle en jeu, comparativement à un faible 44 % pour son adversaire. 

Le vent

Karatsev est surtout parvenu à mieux concilier avec le vent qui tourbillonnait sur le terrain et qui embête plusieurs joueurs depuis le début du tournoi, dont Bianca Andreescu. 

Dernier Canadien en lice chez les hommes après l’élimination dimanche de Félix Auger-Aliassime, Shapovalov avait été peu testé en simple depuis son arrivée en Californie. 

À son premier match samedi – il profitait d’un laissez-passer au tour initial –, Shapovalov n’avait eu à disputer que trois jeux contre son compatriote Vasek Pospisil. Ce dernier, souffrant d’une blessure au dos, avait dû abdiquer.

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