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Saison record dans les vergers de l’île d’Orléans

Les pomiculteurs favorisés par la météo et l’engouement

pomme ile d'orléans
Photo Jérémy Bernier Éloïse et Alycia Pageau ont profité du congé de l’Action de grâce pour aller cueillir des pommes à l’île d’Orléans.

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Les cueilleurs de pommes ont littéralement envahi les vergers de l’île d’Orléans cette année, au grand bonheur des pomiculteurs qui ont aussi bénéficié d’une récolte particulièrement intéressante. 

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« On a une saison record cette année, c’est exceptionnel ! On a eu du beau temps et ça a paru », lance gaiement Monique Paradis, copropriétaire du Domaine Orléans, ajoutant que la cueillette a commencé une semaine plus tôt que la normale. 

Le constat est le même du côté de la Cidrerie Verger Bilodeau, qui souligne que les pommes étaient particulièrement grosses, juteuses et nombreuses dans les arbres cette année. 

« On a eu du temps froid, de la pluie et de la chaleur au bon moment », explique le propriétaire, Claude Bilodeau. 

L’engouement était tel que les visiteurs n’ont eu d’autre choix que de s’armer de patience au plus fort de la saison, à la fin septembre. 

D’après des pomiculteurs, des cueilleurs ont dû attendre entre 1 h 30 et 2 h simplement pour entrer sur l’île d’Orléans. 

« Il fallait le vouloir son sac de pommes ! », s’exclame en riant le propriétaire du Verger de l’Hirondelle, Pierre-Gabriel Guimont. 

Une tradition pour plusieurs 

C’est justement pour cette raison que les cueilleurs rencontrés par Le Journal lundi matin ont attendu à la toute fin de la saison pour profiter de cette activité en famille. 

« On vient chaque année, alors on commence à connaître les trucs pour venir au bon moment. On commençait à avoir hâte de faire une bonne croustade aux pommes ! » raconte Chantale Boucher, rencontrée au pied d’un pommier avec ses deux enfants. 

Pour les sœurs Éloïse et Alycia Pageau, l’autocueillette est une tradition qui se répète année après année. 

« C’est une activité qu’on adore faire en famille depuis qu’on est toutes petites. Ça permet de resserrer nos liens en ayant du plaisir », raconte Éloïse. 

Des pertes importantes 

Toutefois, comme un peu partout au Québec, la pénurie de main-d’œuvre s’est fait sentir chez les agriculteurs cette année. 

Si certains, comme M. Bilodeau, sont parvenus à combler leurs besoins avec des étudiants, tous n’ont pas eu cette chance. 

Au Domaine Orléans, le sol du verger était couvert de milliers de pommes à perte de vue, lors de la visite du Journal, lundi.  

« Ces pommes-là auraient dû être ramassées par des travailleurs, mais on n’en a pas. Je n’aurai pas d’autre choix que de m’équiper et de mécaniser tout ça l’an prochain », explique Jacques Paradis, copropriétaire de l’entreprise. 

« C’est au moins 20 000 $ que je perds avec les pommes perdues, j’aurais pu payer la moitié de ma machinerie avec ça », déplore l’homme.

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