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Bruno Marchand restera neutre sur le 3e lien

Le candidat à la mairie a rassemblé 340 sympathisants mardi soir

Le candidat à la mairie de Québec et chef de QFF, Bruno Marchand
Photo Stevens LeBlanc Le candidat à la mairie de Québec et chef de QFF, Bruno Marchand

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Les électeurs ne sauront pas si Bruno Marchand est pour ou contre le troisième lien du gouvernement Legault avant d’aller aux urnes le 7 novembre. 

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Le candidat à la mairie estime qu’il serait « prématuré » de prendre position en faveur ou en défaveur du mégaprojet, car celui-ci demeure à ses yeux « embryonnaire ».

« Démontrer une totale fermeture aujourd’hui, ou démontrer une totale ouverture, je ne pense pas que c’est d’être un bon maire, je ne pense pas que c’est d’être un bon gestionnaire », a fait valoir le chef de Québec Forte et Fière (QFF), mardi.

Il a par ailleurs rappelé que l’étude d’impact environnemental du tunnel Québec-Lévis vient d’être lancée et que le dossier d’affaires ne sera pas déposé avant 2025. Il conclut que le projet peut encore « changer du tout au tout » dans les prochaines années. Il s’est aussi dit conscient que le troisième lien divise la population, et sensible à l’idée de ne pas ostraciser un camp ou l’autre.

Des conditions 

En soirée, QFF a réuni 340 sympathisants lors de son deuxième gros rassemblement de la campagne électorale. En marge de l’événement, le chef Marchand a soutenu « qu’on peut attendre le projet du gouvernement » avant de se prononcer. De façon plus générale, il a tenté de galvaniser ses troupes en insistant sur le fait que « ça va rocker » d’ici le scrutin du 7 novembre.

Mardi soir, Bruno Marchand, chef de Québec Forte et Fière, a réuni 340 sympathisants de son parti pour son deuxième rassemblement de la campagne électorale.
Photo Taïeb Moalla
Mardi soir, Bruno Marchand, chef de Québec Forte et Fière, a réuni 340 sympathisants de son parti pour son deuxième rassemblement de la campagne électorale.

« Il reste quatre semaines qui sont fondamentales pour la suite des choses, a-t-il insisté. On va construire une ville qui ne négligera personne et qui n’échappera personne en cours de chemin. » 

Rappelant que le promoteur du troisième lien est le gouvernement provincial, pas la Ville de Québec, le chef de QFF a ajouté « qu’on n’a pas les analyses, on n’a pas les tests, on ne sait pas exactement ce que sera le projet, on ne sait pas quand il commencera, on ne sait pas sa valeur environnementale, non plus sa valeur sur les citoyens, mais il faudrait dire aujourd’hui, sans savoir ça, on va vous donner une réponse, oui ou non ». 

Comme il l’a fait par le passé, il a dit vouloir imposer des conditions. Il ne veut rien savoir de bretelles d’autoroute qui sortiraient dans Saint-Roch et prévient qu’il sera contre le troisième lien s’il cause de l’étalement urbain. Il est cependant d’accord avec le principe d’améliorer l’interconnexion avec la Rive-Sud

« Notre devoir, c’est d’attendre le projet, c’est de voir ce que le gouvernement va présenter, c’est de voir la dernière mouture et après ça de pouvoir dire : elle répond à ce dont Québec a besoin, ou elle ne répond pas à ce dont Québec a besoin », a-t-il résumé.

Parcs industriels

Plus tôt en journée, M. Marchand s’était engagé à modifier la réglementation pour favoriser la densification des parcs industriels et pour en faire des milieux de vie plus attrayants. 

Il veut rendre plus facile l’agrandissement des bâtiments actuels sur plus d’un étage et le partage des ressources entre entreprises, comme des stationnements. Il prône aussi davantage de services comme des garderies ou encore une offre alimentaire et sportive à proximité.

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