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Patinage de vitesse: de grands espoirs pour Dubois

Le patineur courte piste est en pleine confiance pour la prochaine Coupe du monde

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Photo Agence QMI Steven Dubois lors des qualifications du 1000 m courte piste à l’aréna Maurice-Richard de Montréal, en novembre 2019.

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MONTRÉAL | Auteur de quatre victoires aux nationaux en août dernier à Montréal et couronné du titre au cumulatif, Steven Dubois veut poursuivre sur sa lancée.

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Cette performance tombait à point pour le patineur de 24 ans qui n’avait pas connu un championnat mondial à la hauteur de ses attentes.

« Même si les circonstances ne m’étaient pas favorables puisque j’ai attrapé la COVID-19 avant les mondiaux, mes performances aux Pays-Bas m’ont ramené sur terre, a illustré Dubois. Je n’ai pas très bien patiné, je n’avais pas la forme nécessaire et mes espoirs ont été détruits. Cet été, j’ai tout donné à l’entraînement pour atteindre le niveau souhaité même si ce ne fut pas toujours facile parce que je ne gagnais pas souvent. »

Dubois a développé une nouvelle stratégie en plus de se concentrer davantage sur son épreuve de prédilection.

« Mon entraîneur m’a surpris en me demandant de me concentrer sur le 500 m, a-t-il souligné. Nous avons coupé certains entraînements de 1500 m. Le 500 m est l’épreuve dans laquelle j’ai le plus d’aptitudes. Au national, j’ai gagné les deux 1000 m en prenant les devants et en tirant des tours au lieu de rester en arrière comme j’avais l’habitude. J’ai de grands espoirs pour la Coupe du monde. »

Sébastien Cross est ravi des progrès de son protégé.

« Aux nationaux, Steven a gagné en confiance et il courait davantage en avant, ce qui lui manquait, a expliqué l’entraîneur d’origine française. Il reste maintenant à reproduire le tout sur la scène internationale. Sur 500 m, il possède vraiment de bonnes qualités et il pourrait surprendre sur 1000 m et 1500 m ».

On peut voir le patineur s’adresser aux journalistes mardi.
Photo Agence QMI
On peut voir le patineur s’adresser aux journalistes mardi.

Retour en santé

De retour à plein régime sur ses longues lames depuis le 7 septembre, Charles Hamelin assure qu’il n’a conservé aucune séquelle de ses deux chutes qui ont ruiné ses nationaux.

« Ma commotion cérébrale est derrière moi, a affirmé le vétéran de l’équipe canadienne. À mon retour, je suis tombé deux fois et je n’ai rien ressenti. Ça m’a mis en confiance de tomber et de n’avoir aucune séquelle. »

Écarté des nationaux après seulement deux courses, Hamelin a hâte de reprendre le collier.

« Pour un patineur, c’est la chose la plus difficile de ne pas pouvoir s’exprimer sur la glace, a-t-il résumé. C’est la pire chose qui pouvait m’arriver de faire seulement deux courses au championnat canadien. Parce que j’ai moins de courses dans le corps, je devrai miser sur mon expérience en Coupe du monde. Mes temps sont bons et j’ai juste hâte de voyager et de m’amuser avec les gars. Avec tous les jeunes qui sont arrivés et qui travaillent comme des vétérans, nous avons une équipe qui a le goût de gagner et de montrer ce qu’on peut faire. »

Déception

Si Dubois a brillé aux nationaux, il en va autrement pour Maxime Laoun qui entend bien se reprendre en Coupe du monde. 

« C’est clair à 100 pour cent que je vais être à un niveau supérieur, a-t-il affirmé. Aux nationaux, on s’attendait que je récolte de bons résultats parce que pour la première fois je n’étais pas le négligé. Il y avait une pression supplémentaire. J’aurais aimé mieux la gérer, mais tu dois vivre cette expérience pour la comprendre. »

Qualifié uniquement pour le 500 m lors des deux premières étapes de la Coupe du monde, Laoun veut prendre du galon.

« Je veux patiner le plus de distances possible. L’équipe n’est pas encore officielle et je veux me qualifier pour d’autres épreuves en prévision des deux dernières Coupes du monde. »

Le grand retour de Kim Boutin 

Fébrile, la triple médaillée olympique Kim Boutin se sent d’attaque à l’aube de sa première compétition internationale en près de deux ans.

Après avoir renoué avec la compétition en août dernier à l’occasion du championnat canadien à Montréal, la patineuse courte piste croisera le fer avec l’élite internationale du 21 au 24 octobre à l’occasion de la première Coupe de la saison disputée à Pékin. Elle avait fait l’impasse sur le championnat mondial l’an dernier aux Pays-Bas.

« Je suis plus fébrile qu’à l’habitude, mais c’est une bonne excitation, a-t-elle souligné, mardi, au terme de l’entraînement de l’équipe nationale. Je n’ai aucune idée où mes adversaires sont rendues. Les Coréennes demeurent nos principales adversaires et j’ai vraiment hâte de voir comment ça va se passer. »

« Ça fait un méchant bout que je n’ai pas couru sur la scène internationale et il faudra que je revienne à des bases solides, de poursuivre Boutin dont le dernier départ remonte à la Coupe du monde de Montréal en novembre 2019, mais je me sens bien. Ça va faire du bien de voyager et de voir autre chose. »

Approche différente

Boutin se retrouve dans un excellent état d’esprit à quelques jours du grand départ vers l’empire du Milieu.

« C’est un combat de vie de maintenir un bon équilibre, mais j’ai appris à vivre le moment présent et à apprécier les petites choses, a-t-elle raconté. Maintenant, ça prend moins d’ampleur quand je vis des moments difficiles. »

Sébastien Cross aborde lui aussi avec confiance le retour sur la scène internationale de Boutin.

« Kim a bien fait aux nationaux et je suis très confiant, a indiqué l’entraîneur-chef de l’équipe canadienne. Kim aborde les courses de façon différente. Au lieu de tout miser sur les volets physique et technique qui sont importants, elle voit plus la globalité. Elle réalise que ça peut être amusant avec la stratégie. Elle aime cette nouvelle approche et on veut poursuivre dans cette voie. »

Attentes élevées

Vice-championne du monde en titre, Courtney Sarault veut bien se positionner en prévision des Jeux olympiques de Pékin en février.

« Mon objectif est de bien performer à chaque course, mais l’objectif ultime est d’être à 100 pour cent aux Jeux, a résumé la patineuse de Moncton. Il y a quelques étapes que je dois franchir avant de penser aux Olympiques. La Coupe du monde en Chine permettra de donner le ton pour le reste de la saison et de faire disparaître les papillons. C’est un très bel accomplissement que j’ai réussi l’an dernier, mais je dois continuer de travailler fort. »

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