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Des garderies privées réclament l’équité

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Les travailleuses dans des garderies privées non subventionnées réclament de meilleures conditions de travail. Au Saguenay–Lac-St-Jean, elles ont tenu une journée de grève, mardi, dans l'espoir d'obtenir la reconnaissance du gouvernement.

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Plusieurs parents ont pris congé pour participer au rassemblement organisé par la garderie que fréquentent leurs enfants.

C'est le cas de Louis Gagné, qui a manifesté mardi matin devant la Garderie Nature du secteur nord de l'arrondissement Chicoutimi.

«Les éducatrices font un travail extraordinaire et il est nécessaire de le reconnaître», a-t-il affirmé.

Même si les parents doivent débourser 50$ par enfant quotidiennement, la fondatrice et directrice générale de la garderie, Karine Gravel, avoue que sa situation financière est critique, deux ans seulement après l'ouverture de son installation, qui compte 78 places.

«Si des places subventionnées s'ajoutent dans la région, c'est clair que je vais devoir fermer. Si je suis ici aujourd'hui, c'est vraiment parce que je veux que la Garderie Nature puisse vivre, a-t-elle indiqué. J'en suis rendue là.»

Comme une vingtaine d'autres propriétaires de garderies privées non subventionnées du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Karine Gravel demande au gouvernement de convertir son installation en CPE plutôt que d'en construire de nouvelles.

«Être subventionnée permettrait à la Garderie Nature de survivre, à des parents d'avoir l'équité au niveau des tarifs et des services, et finalement, ça permettrait aussi aux éducatrices d'avoir un salaire que je ne peux pas leur offrir ici, a expliqué Mme Gravel. Tout le monde serait gagnant.»

Ministre interpellé

Les propriétaires, les travailleuses de ces installations et de nombreux parents ont cogné à la porte de la ministre Andrée Laforest, qui est aussi la députée de Chicoutimi, mardi après-midi.

Des lettres écrites par des parents ont été remises à un membre de son équipe, qui leur a promis de transmettre le message au ministre de la Famille, Mathieu Lacombe.

«Je pense qu'on a été suffisamment patientes, a indiqué la propriétaire de la Garderie la petite Fabrique de Girardville, Jenny Lapointe. On a toujours manifesté pacifiquement, on a toujours fait nos demandes de manière courtoise, mais là, c'est assez.»

Elles promettent d'autres actions dans les prochains jours.