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Élections municipales: la mairesse sortante de Saguenay pourrait être en danger

Josée Néron
Capture d'écran, TVA Nouvelles Josée Néron

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La course à la mairie de Saguenay s'annonce serrée jusqu'au jour du vote.

Selon un sondage Navigator réalisé mardi pour le compte du Quotidien et de la station de radio KYK 95,7, la mairesse sortante, Josée Néron, domine dans les intentions de vote, à 27%, alors que l'ex-conseillère municipale Julie Dufour la talonne avec 21% des appuis.

L'ex-ministre libéral Serge Simard occupe la troisième place, avec 12% des intentions de vote.

Les autres candidats, soit Catherine Morissette (7%), Dominic Gagnon (4%), Jacynthe Vaillancourt (2%) et Claude Côté (1%), du parti Unissons Saguenay, affichent un résultat inférieur à 10%.

Le sondage, réalisé auprès de 501 répondants il y a une dizaine de jours, révèle aussi un fort taux d'indécis, évalué à 21%.

Des visions différentes

La mairesse sortante est convaincue qu'elle n'a pas encore fait le plein de votes.

Elle dit entendre sur le terrain le désir des citoyens, jeunes et aînés, de travailler ensemble pour développer la ville.

Elle préfère ne pas s’occuper des guerres de clocher, par exemple au sujet des noms que portaient les municipalités d’avant la fusion municipale de 2002.

Pour sa part, Julie Dufour interprète ce sondage d'une manière différente. Elle y voit une insatisfaction envers l'administration actuelle.

Mme Dufour soutient aussi que le coup de sonde la désigne comme la mieux placée pour recueillir le vote de ceux qui souhaitent un changement à la mairie.

«J'ai huit ans d'expérience au conseil, rappelle-t-elle. Je propose une vision dynamique et optimiste.»

Le bon troisième, Serge Simard, voyait dans ce résultat des motifs de se réjouir.

«Le sondage a été mené quatre jours avant le début de ma campagne, note-t-il. Je suis donc en progression pendant que d'autres ont reculé.»

Les candidats qui n'obtiendront pas 15% des votes – ou 18 000 voix – le 7 novembre prochain devront assumer toutes leurs dépenses électorales sans remboursement possible. Voilà ce qui pourrait en inciter quelques-uns à rendre les armes d'ici le vote.

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