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Geneviève Brouillette, prête à tous les défis

Geneviève Brouillette, prête à tous les défis
PHOTO COURTOISIE/Karl Jessy

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La porte fermée sur l’aventure District 31, Geneviève Brouillette est prête à voir s’ouvrir de nouvelles fenêtres professionnelles devant elle. «J’ai 52 ans. Je considère que je commence à être une adulte (rires). La possibilité de femmes complexes que je pourrais jouer... J’en imagine plein!», s’exclame l’actrice d’un ton aussi rêveur que déterminé.

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«Mais c’est comme essayer d’imaginer ton prochain "chum" quand tu deviens célibataire, continue-t-elle. Ça ne donne rien de faire ça, parce que c’est toujours l’affaire qu’on n’a pas imaginée qui se produit. Mais j’ai bien hâte, je suis très excitée, et je trouve ça très rafraîchissant de penser que je vais rencontrer un nouveau personnage bientôt!»

Dose d’amour

Geneviève Brouillette a accordé des entrevues presque sans relâche depuis l’épisode de District 31 de jeudi dernier, où sa Gabrielle Simard a adressé un au revoir définitif à ses troupes du 31, sur l’ordre bienveillant du commandant Daniel Chiasson (Gildor Roy) et du haut gradé Carl St-Denis (Hugo Dubé).

C’était au tour de l’Agence QMI de s’entretenir avec la comédienne mardi matin, alors qu’elle se trouvait à la campagne avec sa chienne Folie, un mélange de bouvier bernois et de caniche royal qui jappait joyeusement à l’extérieur pendant que sa maîtresse se confiait au téléphone.

«Je ne pensais pas faire autant d’entrevues pour expliquer que j’ai perdu ma "job"», a-t-elle ricané.

Elle ne croyait pas, non plus, recevoir une telle décharge d’amour de la part du public après son départ du populaire feuilleton policier.

«C’est délicieux, s’émeut-elle. C’est tellement fantastique. Je n’en reviens pas combien les gens sont gentils et bienveillants. C’est fou raide! Que des gens prennent le temps d’écrire des choses hyper gentilles et tendres, à quelqu’un qu’ils ne connaissent pas... Ça nous réconcilie avec le genre humain.»

Camp d’entraînement

Geneviève Brouillette avait une trentaine d’années de métier derrière la cravate quand elle s’est jointe au navire District 31, à l’automne 2018. Diva, Rumeurs, Apparences, Marche à l’ombre, 5e rang (dont elle fait toujours partie)... L’élégante dame avait foulé les plateaux de près d’une quarantaine de séries télévisées quand elle a brandi son faux badge de police pour la première fois. L’artiste aguerrie parle néanmoins de District 31 comme d’un «camp d’entraînement intensif» pour l’actrice qu’elle est.

«Ce projet m’a permis de développer beaucoup, de raffiner mon instrument de travail. Je ne suis clairement pas la même actrice en sortant de là que je l’étais en entrant. Je pense que je suis beaucoup plus agile et souple, dans ma capacité à me "revirer sur un dix cents" au niveau des émotions et dans la façon de voir une scène.»

«Aussi, pour une actrice qui aimer jouer, de pouvoir le faire pendant huit mois par année, tous les jours, c’est rare dans une carrière. Ça, j’en ai profité, je l’ai dégusté. Je n’aurais peut-être pas cru que j’aurais su trouver mon bonheur dans un tel rythme, alors que, finalement, ça me convenait très bien.»

Routine bonheur

Car, bien sûr, il lui a d’abord fallu, il y a trois ans, trouver sa propre vitesse de croisière dans la cadence effrénée qui dicte le travail dans les décors de District 31, au sein d’une équipe de collègues (Gildor Roy, Vincent-Guillaume Otis, Michel Charette, Sébastien Delorme, Pascale Montpetit, Cynthia Wu-Maheux, etc.) déjà bien rodée.

«Puis, je l’ai trouvée, je l’ai intégrée. Dans la dernière année, cette routine était devenue du bonheur pour moi.»

Sans compter que cet engagement fut un baume pour elle au plus fort de la pandémie.

«Je me serais tellement sentie inutile, j’aurais tellement tourné en rond chez nous! Probablement que je serais allée aider, parce que je n’aurais pas été capable de rester là, à regarder le point de presse tous les jours!»

Geneviève Brouillette n’en veut absolument pas à l’auteur Luc Dionne d’avoir éliminé son personnage de Gabrielle de l’histoire de District 31. «Il est seul à écrire 120 épisodes par année, et peu importe ce qu’il veut faire pour se rendre la vie plus facile, se relancer et se renouveler, il doit le faire.»

Elle était néanmoins encore attachée à sa Gabrielle. Mais l’anxiété qui vient avec l’incertitude de son métier, Geneviève Brouillette la connaît bien, et ne la trouve ni pire, ni plus facile avec l’âge et l’expérience. Sereine, elle trépigne néanmoins davantage, certains matins, de savoir ce que le destin lui réserve au boulot. Mais, comme elle le dit si bien...

«Les bonnes nouvelles finissent toujours par arriver», conclut-elle sagement.

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