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La goutte de trop

Les Québécois consomment trop d’eau potable

La goutte de trop
Photo courtoisie, Télé-Québec

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Les Québécois font partie des champions des plus grands consommateurs d’eau potable. Ils sont au deuxième rang et surpassent de 650% la moyenne mondiale. L’exploratrice cinéaste Nathalie Lasselin tire, dans le documentaire La goutte de trop, la sonnette d’alarme.

Diffusé ce soir, à 20h, sur Télé-Québec, le documentaire réalisé par Jérémie Battaglia présente un portrait de la situation et propose des pistes de solution pour assurer la pérennité de cette ressource essentielle.

Chaque personne, au Québec, par jour, consomme 250% plus d’eau que la moyenne mondiale de litres. L’Organisation mondiale de la santé estime que l’utilisation de 100 litres d’eau par jour, par personne, est suffisante pour vivre confortablement. Au Québec, on en consomme 268 en moyenne.

«L’or bleu est la richesse la plus précieuse. On oublie qu’il s’agit d’une ressource qui est fragile et que l’on doit la sauvegarder afin d’assurer sa pérennité. On ouvre le robinet, elle arrive et on ne paie pas vraiment pour cette eau. C’est quelque chose que l’on tient pour acquis», a lancé Nathalie Lasselin, au cours d’un entretien.

L’exploratrice cinéaste a effectué 30 heures de plongée, en septembre 2018, sur 70 km de distance, autour de Montréal, dans le Saint-Laurent, qui est la source d’eau potable de 50% de la population du Québec.

La goutte de trop
Photo courtoisie, Télé-Québec

«On a une vision de notre eau potable qui est en décalage avec la réalité. On a une perception, avec la quantité de lacs, de rivières et du fleuve, d’avoir de l’eau en quantité infinie. Ce qu’on voit de la surface est assez différent de ce que l’on peut percevoir une fois qu’on est immergé dans l’eau. Autant en ce qui concerne la quantité de l’eau que sa qualité et ce qu’on peut y retrouver», a-t-elle fait savoir.

Des petits gestes

La goutte de trop fait le tour de la question et propose des pistes de solutions pour réduire notre consommation d’eau.

«Plus on consomme d’eau, plus on contamine l’eau avec les rejets d’eaux usées, et ça, on a tendance à l’oublier. C’est une richesse qui peut être extrêmement fragile et qui nécessite d’être préservée et sauvegardée pour s’assurer d’une bonne pérennité. Si tu ne peux pas boire d’eau durant trois à cinq jours, tu vas mourir. L’eau doit se retrouver au sommet des priorités», fait-elle remarquer.

Le documentaire propose des pistes de solutions pour réduire notre consommation d’eau. Il suit, en parallèle, quatre personnes qui ont réussi à diminuer leur consommation d’eau de 13% à 75%.

«Ils ont réussi à le faire avec de petits gestes et ça ne leur a pas enlevé de qualité de vie. On a tous un pouvoir de faire partie de la solution. Tous ces petits gestes, qui ne coûtent rien, s’ils sont faits collectivement, ont des répercussions énormes, et c’est ça qui est extraordinaire», a laissé tomber l’exploratrice cinéaste.