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L’«effet Suzuki» sur les joueurs autonomes

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Les Canadiens pourraient bien profiter d’un «effet Suzuki» dans les prochaines années.

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La longue prolongation de contrat de huit saisons offerte au jeune centre pourrait avoir une incidence positive sur le marché des joueurs autonomes, selon Maxim Lapierre.  

«Suzuki est le style de joueur qui attire les agents libres. Grâce à lui, les autres joueurs de la LNH vont être plus intéressés à venir jouer à Montréal. Ils voient son potentiel et son intelligence sur la glace. Les joueurs qui te rendent meilleur, c’est toujours bon pour ton contrat», a affirmé l’ex-agitateur dans le segment «Le Show» de l’émission JiC, mardi soir, sur les ondes de TVA Sports. 

Lapierre est convaincu que Suzuki rentabilisera chaque dollar investi en lui. 

«C’est un très bon contrat. Dans quatre ans, on va trouver que ça ne coûte pas cher», a-t-il déclaré.

Éric Fichaud, qui a partagé le plateau avec Lapierre, pense lui aussi que Suzuki est payé à sa juste valeur.

Et il croit fermement qu’«il est loin d’avoir atteint son plein potentiel».

«Il peut amener son jeu à un autre niveau. Il a le potentiel de récolter 80 points. Il faudra juste bien l’entourer», a indiqué l’ancien gardien.

Les deux analystes ont également vanté la maturité démontrée jusqu’à maintenant par l’attaquant de 22 ans originaire de London, en Ontario.

«Je ne pense pas que la pression qui vient avec un contrat comme celui-là aura un impact sur son jeu. Il est assez mature pour faire face à la situation», a soutenu Fichaud.

«Je ne pense pas que c’est le style de joueur qui va s’asseoir sur ce contrat», a renchéri Lapierre. 

Comparaisons très flatteuses

Ce dernier voit beaucoup de similarités entre Suzuki et le Québécois Patrice Bergeron, qui a remporté quatre fois le trophée Selke remis au meilleur attaquant défensif de la LNH.

«Je ne suis pas gêné de dire qu’un jour il sera un joueur comparable à Patrice Bergeron, a lancé Lapierre. C’est un joueur responsable, fort sur ses patins et un gars calme sur la patinoire. C’est un futur leader dans le vestiaire. Tu le vois qu’il se prépare bien.

«Des gars comme lui, ce ne sont pas juste les statistiques qui comptent. Il n’a pas besoin de mettre des points sur le tableau pour aider l’équipe, a-t-il ajouté. Même dans ses pires matchs, il va aider l’équipe. C’est un gars tellement intelligent sur la patinoire. Il rend tout le monde meilleur.»

Contrairement à plusieurs observateurs, l’analyste de TVA Sports est persuadé que le CH ne court aucun risque avec Suzuki. Ce qui était cependant le cas, à son avis, pour Jesperi Kotkaniemi, maintenant un membre en règle des Hurricanes de la Caroline, qui lui ont soumis une offre hostile que le CH a choisi de ne pas égaler. 

«Un mot pour décrire Suzuki, c’est constance. Tu le sais à chaque soir ce qu’il va te donner. Dans le cas de "KK", tu ne le savais jamais. C’est pour ça qu’il est parti. "KK" était un risque, mais pas Suzuki. 

«On n’a pas encore vu le maximum de son potentiel.»

Ces prédictions ont de quoi réjouir les partisans déçus du départ de Kotkaniemi et inquiets de l’avenir du CH. 

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