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Nombre de permis en chute: rien ne va plus pour l'industrie du bingo au Québec

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L'industrie du bingo est à la croisée des chemins. La pandémie a porté un coup dur à ce secteur d'activité qui est en déclin depuis plusieurs années. Le nombre de permis délivrés a chuté en un an.

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Le nombre de licences délivrées par la Régie des alcools, des courses et des jeux pour les bingos a chuté de 38% entre 2019-2020 et 2020-2021, passant de 1669 à 1040.

Les revenus générés par les bingos sont souvent remis à des organismes et à des causes.

«Ce sont les organismes qui sont bénéficiaires du bingo au Québec qui, eux, ont perdu des revenus souvent très importants», explique la présidente du Secrétariat du bingo, Marie Bouchart d'Orval.

Une légère augmentation du nombre de licences délivrées pour le bingo-média a été enregistrée. De nouveaux adeptes se sont initiés à l'activité à la radio dans la dernière année et demie.

  • Écoutez l'entrevue de Richard Martineau avec Éric Castonguay, directeur général du Secrétariat du Bingo, sur QUB radio:

«C’est vrai, durant cette pandémie, il y a eu une augmentation, chez nos membres, de leur clientèle, d'abord parce qu'on reste davantage à la maison et on découvre ce que c'est, ce bingo radio», a expliqué le président de l’Association des radios communautaires du Québec, François Carrier.

C'est une source de revenus importante pour les médias communautaires. M. Carrier précise que, parmi les membres, 18 stations tiennent des bingos sur leurs ondes. Les revenus générés s’élèvent à 3 millions de dollars et permettent de maintenir 63 emplois, notamment pour la production d’informations régionales.

La Télévision régionale de la Haute-Côte-Nord diffuse des soirées de bingo. «Plus il y a du monde qui joue, plus les prix peuvent être alléchants. C'est un bon revenu pour les télés, et heureusement que nous avons ça», explique la directrice générale de la Télévision régionale Haute-Côte-Nord (TVR7), Lyna Fortin.

La rigidité des règles empêche certains gestionnaires d'innover pour attirer une nouvelle clientèle dans les salles de bingo. Des assouplissements sont demandés.

«Il y a beaucoup de produits qu'on voudrait introduire et mettre en place. La créativité est là, on les a, les solutions, mais on attend l'ouverture au niveau de la régie», ajoute la présidente du Secrétariat du bingo.

Malgré tout, l'activité attire toujours des milliers d'irréductibles partout au Québec.

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