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Élections municipales: près d’un candidat sur deux n’habite pas son district à Québec

Équipe Savard traîne de la patte alors que QFF et Québec 21 se distinguent

Élections municipales: près d’un candidat sur deux n’habite pas son district à Québec
Photos Stevens LeBlanc

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À Québec, seuls les partis Québec Forte et Fière (QFF) et Québec 21 sont parvenus à présenter une équipe de candidats dont au moins les deux tiers résident dans le district qu’ils veulent représenter.

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Du côté d’Équipe Marie-Josée Savard (ÉMJS), à peine un candidat sur deux habite à même le district où il se présente. Transition Québec ne fait pas mieux alors que Démocratie Québec ferme la marche de ce classement.

Marie-Josée Savard et Jean Rousseau
Photo Stevens Leblanc
Marie-Josée Savard et Jean Rousseau

C’est ce qui ressort d’une analyse réalisée par Le Journal à partir des informations transmises par chacun des cinq principaux partis.

Ainsi, sur un total de 105 candidatures portées par ces formations politiques dans les 21 districts de la ville, 47 individus, soit près d’un sur deux, n’habitent pas dans la division électorale où ils sollicitent le titre de conseiller municipal.

District et arrondissement

Le portrait est plus nuancé si l’on considère l’appartenance des candidats à l’arrondissement où est situé leur district électoral. Parfois, des candidats habitent à quelques rues de celui-ci.

De ce point de vue, QFF a 19 candidats qui partagent le même arrondissement que les citoyens qu’ils veulent représenter, comparativement à 18 pour Québec 21 et 16 pour ÉMJS. 

Invitée à commenter nos constatations, la cheffe d’ÉMJS fait valoir que l’adresse ne fait pas foi à elle seule de la qualité d’un candidat. Elle-même représente depuis quatre ans les citoyens de Cap-Rouge–Laurentien, alors qu’elle habite dans Le Plateau. « Je pense que j’ai été très accessible auprès de mes citoyens », dit Marie-Josée Savard.

« Ce qui prime, c’est la qualité des gens et leur volonté de travailler pour les citoyens », plaide-t-elle.

Cohérence

Bruno Marchand, dont le parti, QFF, fait bonne figure dans cet exercice, soutient que son parti a voulu faire preuve de cohérence. « On ne peut pas redonner vie aux quartiers en disant “on va le faire à distance d’où vous êtes”. »

« Nous, ce qui était vraiment important, c’est que chaque candidat ait un attachement au district et qu’il connaisse bien les enjeux locaux », explique pour sa part Jean-François Gosselin, de Québec 21.

Diverses raisons

Les partis fournissent diverses raisons pour expliquer l’éloignement de certains candidats avec leur district. On fait valoir qu’ils l’ont habité dans le passé, qu’ils y travaillent, ou encore qu’ils sont impliqués dans des organismes.

Transition Québec soulève que certains candidats habitent le centre-ville parce qu’il se prête mieux à leur mode de vie – plusieurs n’ont pas de voiture –, mais qu’ils se présentent dans des districts de la banlieue où ils ont grandi.

« Tous nos candidats contribuent aux différents districts où ils se présentent, donc pour moi, ce n’est pas un enjeu », défend de son côté Jean Rousseau, chef de Démocratie Québec. Celui-ci ne pense pas que la compétition entre les cinq partis a pu nuire au recrutement. « Les candidats qu’on a, ce sont des gens qui partagent les valeurs de Démocratie Québec. »

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