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Québec injecte 47 M$ pour ramener les jeunes au travail

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Dans l’espoir de pouvoir ramener 200 000 jeunes sur le marché du travail, le ministre Jean Boulet a annoncé mardi une offensive majeure qui impliquera 47 M$.

Le gouvernement utilisera principalement les carrefours jeunesse-emploi (CJE) pour y arriver. Les CJE devront soumettre des projets novateurs au ministère du Travail d’ici la mi-décembre. Les jeunes ciblés appartiennent à la catégorie des «NEEEF». Acronyme pour «ni en emploi, aux études ou en formation». Ils comptent pour 11% de tous les 17-34 ans au Québec. Mais surtout, ils représentent l'une des solutions à cette pénurie de main-d’œuvre historique.

Le ministre Boulet soutient en faire une priorité. «Évidemment, ça prend de la volonté et c’est pour ça que je les interpelle. On veut comme société au Québec s’occuper de nos jeunes. Il y en a beaucoup qui viennent me dire j’aimerais ça retourner sur le marché, mais je ne sais pas comment faire. Les CJE vont venir les épauler.»

L’annonce est vue comme une belle tape dans le dos au Carrefour jeunesse-emploi de Trois-Rivières/MRC des Chenaux. Son directeur général, Sébastien Morin, assure que le CJE est prêt à relever le défi. «Le principal défi, c’est d’aller les chercher là où ils sont rendus dans leur milieu de vie. C’est une catégorie assez large. Ça peut être des gens qui bénéficient de la sécurité du revenu, du chômage, des jeunes mamans, des décrocheurs ou des immigrants qui ne sont pas encore sur le marché.»

Selon le ministre Boulet, jusqu'à 1,4 million de postes seront à pourvoir au Québec d'ici les 9 prochaines années. Plus de la moitié d'entre eux le seront par les jeunes.