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Un référendum pour un statut bilingue à Montréal, propose Holness

Balarama Holness
Photo d'archives Agence QMI, Joël Lemay Balarama Holness

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Les Montréalais sont en train de décider si leur ville tout entière doit obtenir un statut bilingue, a clamé mardi le candidat à la mairie Balarama Holness en promettant d’organiser un référendum pour trancher la question.

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Le chef de Mouvement Montréal a indiqué, sans détour, qu’à son avis, Montréal devrait être reconnu comme une ville bilingue par Québec, où le français demeurerait valorisé.

«Ni la CAQ ni l'Assemblée nationale ne devraient définir ce qu'est Montréal et comment elle fonctionne. Sous une administration Holness, les Montréalais.e.s définiront eux-mêmes Montréal», a plaidé M. Holness par communiqué, mardi, en promettant d’organiser un référendum sur le statut linguistique de Montréal.

Actuellement, un statut de ville bilingue peut être décerné à une ville comptant au moins 50 % d’anglophones, un taux que n’atteint pas Montréal. Ce statut confère à une ville la possibilité de communiquer à l’interne en anglais, si elle le désire.

Plus de 80 municipalités possèdent toujours ce statut au Québec, accordé en 1977, mais seule une minorité compte réellement plus de 50 % d’anglophones. La CAQ souhaite, avec sa réforme de la loi 101, faire du ménage dans ces exceptions à la loi.

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Coupes au SPVM

Outre son engagement sur la langue, M. Holness a aussi promis de couper le budget du Service de police de la Ville de Montréal, allant ainsi à contre-courant des derniers investissements policiers pour lutter contre la prolifération de la violence armée.

Notamment, le projet de nouveau champ de tir du SPVM évalué à 57 millions $ serait abandonné sous une administration Holness, qui juge aussi que beaucoup d’argent se perd en raison d’une gestion déficiente du corps de police.

«Montréal sera plus dangereuse sous une administration Plante ou Coderre parce qu'ils évitent tous deux de rendre des comptes et ne s'attaquent pas à la cause profonde de la violence urbaine : la pauvreté, l'exclusion sociale et la marginalisation», a avancé le candidat à la mairie.

Des idées qui divisent

Les deux propositions entrent en contradiction avec les valeurs défendues par Ralliement pour Montréal, qui avait fusionné avec Mouvement Montréal en septembre.

Marc-Antoine Desjardins, chef de Ralliement pour Montréal, avait expliqué en entrevue avec l’Agence QMI que le maintien de la valorisation de la langue française était l’une des conditions pour que l’alliance entre les deux partis puisse se faire. Celui-ci mentionnait aussi l’importance de valoriser le SPVM.

Il n’avait pas été de le joindre au moment de publier.

Pour leur part, tant Denis Coderre que Valérie Plante, les deux principaux prétendants à la mairie de Montréal, ont souligné leur désaccord avec l’idée d’un référendum.

«Le rôle d’un maire, c’est de rassembler, pas de diviser. Nous avons une métropole francophone dont je suis fier, et qui a une charte qui est claire», a souligné M. Coderre, qui «s’objecte totalement» à l’idée.

«Pour moi, il n’y a pas de raisons de remettre en question le statut francophone de la ville à Montréal. C’est une approche qui vise à mettre les communautés en opposition, et je suis très inconfortable avec cette proposition», a renchéri Mme Plante.

Tous deux ont mentionné que d’autres enjeux beaucoup plus pressants devraient retenir l’attention du prochain maire de la Ville.

– Avec la collaboration de Félix Lacerte-Gauthier

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