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Conditions horribles dans les abattoirs: «Pas de solution miracle», selon le ministre

Quebec
Photo d'archives Stevens LeBlanc Le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, André Lamontagne

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Le gouvernement Legault se montre impuissant, du moins à court terme, face à la pénurie de vétérinaires qui pousse des abattoirs à laisser des animaux entassés dans des conditions atroces, en attendant leur tour.

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« À court terme, il n’y a pas de solution miracle : c’est difficile », a commenté le ministre André Lamontagne, mercredi, en marge du conseil des ministres.

Comme rapporté dans nos pages, des centaines d’agneaux, de vaches et de porcs sont présentement entassés dans des enclos surpeuplés, en raison du manque de vétérinaires au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ).

C’est que sans la présence de ces vétérinaires payés par l’État, les abattoirs n’ont pas le droit d’abattre les animaux qui leur sont livrés. 

Malgré des horaires plus flexibles, des incitatifs et des primes de rétention offertes par le gouvernement, le MAPAQ peine à recruter suffisamment de vétérinaires pour répondre à la demande.

La situation s’empire

À l’instar de plusieurs dirigeants d’abattoirs qui se sont confiés au Journal, le ministre constate que la situation s’empire.

« Les années passent et c’est de plus en plus difficile », regrette M. Lamontagne, qui trouve la situation « malheureuse ».

Pour remédier au problème, le ministre mise notamment sur le nouveau groupe de travail qui a été créé par sa collègue à l’Éducation supérieure, Danielle McCann, afin de former, à compter de 2022, une cohorte de 25 étudiants en médecine vétérinaire à l’Université du Québec à Rimouski.

Aussitôt formés, ces nouveaux professionnels seront « essentiellement dirigés » vers les régions où les besoins sont plus criants, a-t-il laissé comprendre.

M. Lamontagne est aussi d’avis que les nouvelles technologies devraient permettre certains aménagements au niveau réglementaire, sans compromettre quoi que ce soit sur le plan de l’hygiène et de la salubrité.

« Avec les technologies d’aujourd’hui, on fait des opérations très complexes, à distance, avec la médecine, [alors] il y a certainement des choses qui peuvent être faites [par les vétérinaires] », considère le député de Johnson.

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