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«Je me souviens»

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Photo AFP Le gérant des Rays de Tampa Bay, Kevin Cash, en discussion avec les arbitres après le double automatique accordé à Kevin Kiermaier dans le match de dimanche contre les Red Sox de Boston.

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Plus ça change, plus c’est pareil avec les Rays de Tampa Bay. L’organisation gère bien l’enveloppe budgétaire. Les réseaux de recrutement font un travail remarquable. On n’a rien à reprocher à ceux qui s’occupent du développement des joueurs.

Pour une deuxième année d’affilée, deux recrues se sont illustrés dans les séries. 

L’an dernier, Randy Arozarena a été nommé le joueur par excellence de la Série de championnat de la Ligue américaine. Cette année, ce fut au tour du talentueux joueur d’arrêt-court Wander Franco d’impressionner la planète baseball.

Qui gère les Rays ?

Encore cette année, je me demande qui décide sur le terrain lors d’un match des Rays. On peut remettre certaines décisions en question. Comme celle de remplacer un lanceur partant qui brille de tous ses éclats par un releveur qui coûte la victoire. L’an dernier, lors de la Série mondiale, le partant Blake Snell dominait les Dodgers et son successeur, Nick Anderson, a accordé deux points pour ainsi permettre à la troupe de Dave Roberts de savourer les grands honneurs.

Cette semaine, le lanceur partant des Rays Collin McHugh est sans reproche et en plein contrôle face aux Red Sox. Encore là, le gérant Kevin Cash se rend au monticule pour le remplacer par Shane McClanahan. Toute une gaffe puisque le releveur ne peut pas compléter une manche alors qu’il accorde cinq points après deux retraits.

Je tente de comprendre la stratégie ou le raisonnement de Cash. Ah oui ! C’est vrai, le petit général des Rays se réfère souvent aux statistiques avancées pour prendre sa décision.

C’est pathétique et coûteux pour son organisation, mais Cash n’ose pas défier la donne qui lui est imposée pour diriger son équipe. Son affection pour les statistiques avancées mène son équipe directement à l’échec. Une triste conclusion qu’on observe depuis deux automnes !

Controverse avec les arbitres

Je me suis assuré de lire la définition du mot controverse dans mon Larousse. 

« Controverse : Discussion suivie sur une question, motivée par des opinions ou des interprétations divergentes. »

À mes débuts à la description des matchs des Expos, le maître du micro qu’est Jacques Doucet m’a offert un cadeau avant mon premier match : le livre des règlements. Il m’a fait comprendre l’importance du règlement qui doit être appliqué pour rendre la bonne décision.

Jacques m’avait donné un conseil qui m’a accompagné depuis le début de ma carrière. En fin de semaine, il y a eu deux jeux inusités lors des matchs Red Sox-Rays ainsi que White Sox-Astros. J’ai pu expliquer immédiatement l’interprétation des règlements des jeux en question.

J’aime dévorer des romans, mais je dois confesser que je tourne les pages et je lis le livre des règlements du baseball deux fois par année depuis plus de 40 ans, soit durant l’hiver et à la pause du match des étoiles.

Je communique avec certains arbitres du baseball majeur et aussi Stéphane Dupont, le directeur du programme d’excellence en arbitrage à Baseball Québec, qui est une sommité internationale dans ce domaine, pour m’assurer que je saisis bien un règlement. Malheureusement, la majorité des joueurs professionnels et certains entraîneurs ne connaissaient pas les règlements. Chez les Expos, il y avait une exception, soit Gary Carter.

La zone des prises d’un arbitre est contestable. Mais l’homme en bleu derrière le marbre ne sera jamais pris à partie s’il applique la règle telle qu’écrite dans le livre. Dans les deux matchs en question, les officiels ont bien expliqué le règlement aux gérants, qui sont retournés à leur abri... sans avoir été expulsés !

Une plaque à Cash

En terminant, on parle de plus en plus de la possibilité de la garde partagée avec les Rays. J’ai une recommandation à faire au groupe Bronfman. Faire parvenir la plaque d’immatriculation du Québec à Kevin Cash pour lui rafraîchir la mémoire lorsqu’il aura à prendre la même décision deux fois. Avant d’agir, il pourrait se répéter dans sa tête : « Je me souviens ».