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Ottawa émettrait un décret pour sauver la rainette faux-grillon à Longueuil

Rainette faux-grillon de l'Ouest
Photo d'archives

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Ottawa s’apprêterait à émettre un nouveau décret pour stopper la prolongation d’un boulevard à Longueuil qui empièterait sur un habitat essentiel de la rainette faux-grillon, une espèce de grenouille officiellement menacée d’extinction. 

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Selon les informations de «Radio-Canada» publiées mercredi, le gouvernement fédéral pourrait aller de l’avant de façon imminente dans ce dossier, après avoir envoyé la semaine dernière des inspecteurs pour visiter le chantier. 

Les travaux sur le chantier sont entamés depuis un certain temps. 

L’organisme écologiste SNAP Québec et le Centre québécois du droit de l’environnement (CQDE) réclament l’adoption du décret avant le 20 octobre, sans quoi ils pourraient demander formellement à la Cour fédérale d’intervenir. 

«Il est encore temps d’agir pour protéger la population de rainettes faux-grillon à Longueuil et toutes les conditions sont réunies pour légitimer une intervention rapide du gouvernement fédéral. Le silence radio du ministre de l’Environnement du Canada a assez duré, il doit clairement annoncer ses intentions et franchir les derniers pas qui mènent à un décret», a déclaré mercredi par communiqué Alain Branchaud, biologiste et directeur général à la SNAP Québec. 

Les travaux en cours ont pour objectif de raccorder le boulevard Béliveau à un autre boulevard en le prolongeant d’environ 300 mètres. 

Or, cette prolongation passe par une partie du boisé Du Tremblay, qui représente autour de 20 % du territoire restant au petit amphibien au Québec et sur Terre, selon un avis du ministère de l’Environnement du Québec daté de 2008. 

«Étant donné que le ministre de l’Environnement du Québec a déjà renoncé à jouer son rôle de fiduciaire de la protection de la rainette faux-grillon en ne se prévalant pas de ses pouvoirs existants pour empêcher un préjudice irréparable à une espèce vivante, on se retrouve à devoir exiger une intervention du fédéral», a déploré Geneviève Paul, directrice générale du CQDE.

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