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Pénurie de personnel en santé: les primes ne changeront rien, juge un syndicat

Pénurie de personnel en santé: les primes ne changeront rien, juge un syndicat
AFP

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Les primes de 15 000$ – voire plus en région – offertes aux infirmières pour les ramener dans le réseau public de la santé ne régleront pas le problème de la main-d’œuvre, conclut la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN).

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Pour parvenir à ce constat, la FSSS-CSN a sondé plus de 4200 membres au début du mois, en leur demandant comment «il serait possible d’améliorer leur santé physique et psychologique au travail pour mieux lutter contre le manque de personnel».

Le coup de sonde a permis de constater que seulement 24% des membres du syndicat croient que les primes offertes par le gouvernement pourront les inciter à demeurer en poste ou à revenir dans le réseau.

Par contre, d’autres avenues pourraient être privilégiées, comme des hausses de salaire permanentes (73%) ou une diminution de la charge de travail (63%), montre le sondage.

D’autres problèmes comme le manque de main-d’œuvre, le manque d’autonomie et la difficile conciliation travail-famille figurent aussi parmi les principales questions à régler pour garder les travailleurs de la santé dans le réseau, selon les membres de la FSSS-CSN.

«Ce que les travailleuses et travailleurs disent au gouvernement, c’est que, s’il veut vraiment régler le manque de personnel, il doit prendre une autre direction. Elles et ils sont au front depuis plus d’un an et demi face à la pandémie et sont à bout. Il faut d’urgence travailler à réduire la charge de travail et à mieux reconnaître la contribution de l’ensemble du personnel», a commenté mercredi Jeff Begley, président de la FSSS-CSN, par communiqué.

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